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LA FONCTION REPRODUCTRICE CHEZ L'HOMME

  1. ORGANISATION DE L’APPAREIL GENITAL DE L’HOMME :

Voir schéma

L’appareil génital masculin comporte deux gonades : les testicules qui produisent les spermatozoïdes dont les voies génitales (deux épididymes, deux canaux déférents et un urètre) assurent le transport et l’émission et un organe de copulation : la verge ou pénis.

Cet appareil est pourvu de glandes annexes (deux vésicules, une prostate, deux glandes de cowper) dont les sécrétions constituent, avec les spermatozoïdes, le sperme.

La position des testicules à l’extérieur de l’abdomen leur confère une température légèrement inférieure à celle du corps, favorable au bon déroulement de la spermatogenèse.

  1. STRUCTURE DU TESTICULE :

Le testicule est divisé en 250 à 300 lobules pyramidaux. Chaque lobule renferme 1 à 4 tubes séminifères qui baignent dans un tissu conjonctif appelé tissu interstitiel et qui contient des cellules interstitielles. Un tube séminifère mesure de 30 à 150 cm de long et de 150 à 300 µm de diamètre. Dans un testicule on trouve, en moyenne, 1000 tubes séminifères. L’observation microscopique d’une coupe d’un tube séminifère au fort grossissement permet se distinguer trois types de cellules :

  1. Les cellules germinales : qui de la périphérie vers la lumière du tube évoluent en spermatozoïdes : c’est la spermatogenèse.
  2. les cellules de Sertoli : qui sont des grandes cellules à noyau polygonal qui s’étendent de la périphérie vers la lumière du tube. On les a considéré, depuis longtemps, comme des simples cellules nourricières à rôle secondaire ; actuellement, on leur attribut des fonctions plus importantes tel que :
  • maintien de la cohésion du tube.
  • Coordination de la spermatogenèse.
  • Libération des spermatozoïdes dans la lumière du tube.
  • Sécrétion d’un liquide qui va entraîner les spermatozoïdes jusqu’à l’épididyme.
  • Réception de la FSH (hormone hypophysaire).
  • Production d’une hormone (l’inhibine) qui va régler en retour le taux de FSH.
  1. Les cellules interstitielles ou cellules de Leydig : riches en capillaires sanguins, sont les cellules productrices de l’hormone masculinisante : la testostérone.
  1. LA SPERMATOGENESE (LA FONCTION EXOCRINE DES TESTICULES) :

voir le schéma

La spermatogenèse est un phénomène continu chez l’homme qui dès la puberté ne s’arrête que par la mort de l’individu. Les cellules souches des spermatozoïdes sont les spermatogonies. La spermatogenèse se déroule en quatre phases successives :

  • Phase de multiplication : La spermatogonie souche à 2n chromosomes se divise par mitose en donnant une nouvelle spermatogonie souche (qui maintiendra le capital germinal) et une autre spermatogonie qui à son tour subit plusieurs mitoses (deux ou trois chez l’homme).
  • Phase d’accroissement : elle est liée à l’accumulation des substances de réserves, en effet, chaque spermatogonie subit un léger accroissement et devient, ainsi, un spermatocyte I toujours à 2n chromosomes.
  • Phase de maturation : le spermatocyte I subit une division reductionnelle réduisant, ainsi, son matériel héréditaire à la moitié pour donner deux spermatocytes II chacun à n chromosomes. Puis, chaque spermatocyte II subit une division equationnelle pour donner deux spermatides toujours à n chromosomes.
  • Phase de différenciation = (la spermiogenèse) : chaque spermatide (cellule arrondie à cytoplasme normal) va se différencier en une petite cellule flagellée à cytoplasme réduit : le spermatozoïde. Ainsi, on va observer :
    • La différenciation du flagelle.
    • L’élimination de la plus grande partie du cytoplasme.
    • La réorganisation des organites cytoplasmiques tel que le noyau devient plus dense et occupe la tête, les vésicules de l’appareil de Golgi se rassemblent pour former l’acrosome et les mitochondries se groupent au niveau de la pièce intermédiaire.

voir le schéma

C’est ainsi qu’apparaît le spermatozoïde qui est une cellule de petite taille (60µm de long) produite de façon continue à partir de la puberté. La quantité produite est en moyenne de 200 millions par jour. Mais elle décroît avec l’age. Cependant, quel que soit l’age de l’individu, le spermatozoïde a une durée de vie de 70 à 78 jours.

  1. LA FONCTION ENDOCRINE DU TESTICULE : HORMONOGENESE.

expériences : Le coq se distingue de la poule par son plumage, sa crête, son chant, son caractère combatif… Un coq castré (chapon) voit sa crête régresser. Il ne chante plus, perd sa combativité et sa chair devient plus tendre.
Des injections répétées d’extraits testiculaires à un chapon sont suivies rapidement d’un retour à la normale pendent la durée des injections.
La greffe d’un fragment de testicule, sous la peau, à un chapon abolit les effets de la castration.

Le testicule produit une hormone qui définit les caractères sexuel secondaire : la testostérone.

rôles de la testostérone : Chez l’embryon génétiquement masculin (XY) la destruction de la cellule destinée à former les testicules laisse que l’individu évoluera en une femelle (production de conduits génitaux féminins). Donc, le testicule a une activité masculinisante ; en effet, chez l’embryon, les gonades commencent à se transformer en testicules à partir de la sixième semaine. Ainsi, les testicules forment le caractère sexuel primordial. A partir de la huitième semaine, les testicules commencent à produire la testostérone qui provoque l’apparition des caractères sexuels primaires : conduits génitaux, vésicules séminales, prostate et verge. En effet, la sécrétion de la testostérone fait son maximum vers la vingtième semaine de la vie fœtale puis elle diminue et s’arrête avec la naissance pour reprendre à la puberté et la testostérone va, ainsi induire l’apparition des caractères sexuels secondaires.
nature et mode d’action de la testostérone : La testostérone, produite par les cellules de Leydig, est une hormone stéroïde (soluble dans les lipides). Elle circule dans le sang pour agir sur des cellules cibles c’est à dire ayant des récepteurs spécifiques capables d’être reconnus par l’hormone. Le récepteur de la testostérone est intra-cellulaire, ainsi, la testostérone agit sur le noyau pour induire une synthèse protéique.

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  1. CONTROLE ET REGULATOIN DES FONCTIONS TESTICULAIRES :
  1. Rôle de l’hypophyse :
    Expériences : L’ablation de l’hypophyse (hypophyséctomie) chez un rat adulte entraîne la mise en repos des testicules : les tubes séminifères se vident de leurs cellules germinales et le tissu interstitiel régresse. L’injection d’un extrait hypophysaire à cet animal entraîne la reprise du fonctionnement testiculaire pendent la durée du traitement.
    Conclusion : l’hypophyse stimule les activités testiculaires en produisant des hormones qui seront, ainsi, appelées gonadostimulines ou gonadotrophines. Ces hormones sont :
  • F.S.H= Folliculo- Stimulating Hormon.
  • L.H= Luteinizing Hormon. Appelée également chez l’homme I.C.S.H= Interstitiel Cell Stimulating Hormon.

La LH stimule les cellules de Leydig pour induire la sécrétion de la testostérone. En effet, une injection de LH à un rat hypophysectomisé provoque une augmentation du taux circulant de testostérone mais elle est sans effet sur la spermatogenèse. Cependant, une injection combinée de LH et de FSH induit la reprise de la spermatogenèse, alors qu’une injection de FSH seule stimule la reprise de la spermatogenèse sans l’achever. En fait, la FSH agit sur les cellules de Sertoli qui sont ses cellules cibles et que ces cellules stimulent la spermatogenèse jusqu’au stade spermatide. La différenciation des spermatides en spermatozoïdes est stimulée par la testostérone.

La testostérone, après son action sur les cellules cibles, sera détruite au niveau du foie.

  1. Rôle de l’hypothalamus :

La ligature de la tige hopothalamo-hypophysaire (tige pituitaire) entraîne l’arrêt de la fonction reproductrice par arrêt de la sécrétion des gonadostimulines. En effet, certains neurones hypothalamiques appelés neurones sécréteurs, libèrent dans la circulation porte hypothalamo-hypophysaire, une hormone : la Gn-RH= Ggonadotropin Releasing Hormon qui stimule la sécrétion des gonadotrophines par l’hypophyse. La GnRH est produite sous forme de pulses d’amplitude et de fréquence constantes chez l’homme.

  1. Le rétrocontrôle =(feed-back) testiculaire :

La castration pratiquée chez un rat adulte est suivit de l’hypertrophie de l’hypophyse et de l’hypersécrétion de la LH. Une injection de testostérone rabaisse rapidement le taux sanguin de LH. La destruction par irradiation des tubes séminifères entraîne l’augmentation du taux sanguin de FSH.

De ces observations, on peut comprendre que la testostérone exerce un rétrocontrôle sur la sécrétion de LH pour définir son propre taux circulant. Puisqu’une augmentation du taux circulant de testostérone induit une diminution du taux circulant de LH, on parle d’un rétrocontrôle négatif. L’inhibine exerce également un rétrocontrôle négatif sur la sécrétion de FSH. On a constaté que la testostérone possède un récepteur spécifique sur les neurones hypothalamiques sécréteurs de GnRH et grâce à ce récepteur, la testostérone exerce un rétrocontrôle négatif sur la sécrétion de GnRH.

  1. BILAN :