Lappareil génital
masculin comporte deux gonades : les testicules qui produisent les spermatozoïdes
dont les voies génitales (deux épididymes, deux canaux
déférents et un urètre) assurent le transport et
lémission et un organe de copulation : la verge ou pénis.
Cet appareil est pourvu
de glandes annexes (deux vésicules, une prostate, deux glandes
de cowper) dont les sécrétions constituent, avec les spermatozoïdes,
le sperme.
La position des testicules
à lextérieur de labdomen leur confère
une température légèrement inférieure à
celle du corps, favorable au bon déroulement de la spermatogenèse.
Le testicule est divisé
en 250 à 300 lobules pyramidaux. Chaque lobule renferme 1 à
4 tubes séminifères qui baignent dans un tissu conjonctif
appelé tissu interstitiel et qui contient des cellules interstitielles.
Un tube séminifère mesure de 30 à 150 cm de long
et de 150 à 300 µm de diamètre. Dans un testicule
on trouve, en moyenne, 1000 tubes séminifères. Lobservation
microscopique dune coupe dun tube séminifère
au fort grossissement permet se distinguer trois types de cellules :
Les cellules
germinales : qui de la périphérie vers
la lumière du tube évoluent en spermatozoïdes
: cest la spermatogenèse.
les cellules de
Sertoli : qui sont des grandes
cellules à noyau polygonal qui sétendent de
la périphérie vers la lumière du tube. On les
a considéré, depuis longtemps, comme des simples cellules
nourricières à rôle secondaire ; actuellement,
on leur attribut des fonctions plus importantes tel que :
maintien de la cohésion du
tube.
Coordination de la spermatogenèse.
Libération des spermatozoïdes
dans la lumière du tube.
Sécrétion dun
liquide qui va entraîner les spermatozoïdes jusquà
lépididyme.
Réception de la FSH (hormone
hypophysaire).
Production dune hormone (linhibine)
qui va régler en retour le taux de FSH.
Les cellules interstitielles
ou cellules de Leydig : riches
en capillaires sanguins, sont les cellules productrices de lhormone
masculinisante : la testostérone.
LA SPERMATOGENESE
(LA FONCTION EXOCRINE DES TESTICULES) :
La spermatogenèse
est un phénomène continu chez lhomme qui dès
la puberté ne sarrête que par la mort de lindividu.
Les cellules souches des spermatozoïdes sont les spermatogonies.
La spermatogenèse se déroule en quatre phases successives
:
Phase de multiplication
: La spermatogonie souche à
2n chromosomes se divise par mitose en donnant une nouvelle spermatogonie
souche (qui maintiendra le capital germinal) et une autre spermatogonie
qui à son tour subit plusieurs mitoses (deux ou trois chez
lhomme).
Phase daccroissement
: elle est liée à laccumulation des substances
de réserves, en effet, chaque spermatogonie subit un léger
accroissement et devient, ainsi, un spermatocyte I toujours à
2n chromosomes.
Phase de maturation
: le spermatocyte I subit une
division reductionnelle réduisant, ainsi, son matériel
héréditaire à la moitié pour donner
deux spermatocytes II chacun à n chromosomes. Puis, chaque
spermatocyte II subit une division equationnelle pour donner deux
spermatides toujours à n chromosomes.
Phase de différenciation
= (la spermiogenèse) : chaque spermatide (cellule
arrondie à cytoplasme normal) va se différencier en
une petite cellule flagellée à cytoplasme réduit
: le spermatozoïde. Ainsi, on va observer :
La différenciation du flagelle.
Lélimination de la
plus grande partie du cytoplasme.
La réorganisation des organites
cytoplasmiques tel que le noyau devient plus dense et occupe
la tête, les vésicules de lappareil de Golgi
se rassemblent pour former lacrosome et les mitochondries
se groupent au niveau de la pièce intermédiaire.
Cest ainsi quapparaît
le spermatozoïde qui est une cellule de petite taille (60µm
de long) produite de façon continue à partir de la puberté.
La quantité produite est en moyenne de 200 millions par jour.
Mais elle décroît avec lage. Cependant, quel que
soit lage de lindividu, le spermatozoïde a une durée
de vie de 70 à 78 jours.
LA FONCTION
ENDOCRINE DU TESTICULE : HORMONOGENESE.
expériences
: Le coq se distingue de la poule
par son plumage, sa crête, son chant, son caractère combatif
Un coq castré (chapon) voit sa crête régresser.
Il ne chante plus, perd sa combativité et sa chair devient plus
tendre.
Des injections répétées dextraits testiculaires
à un chapon sont suivies rapidement dun retour à
la normale pendent la durée des injections.
La greffe dun fragment de testicule, sous la peau, à un
chapon abolit les effets de la castration.
Le testicule
produit une hormone qui définit les caractères sexuel
secondaire : la testostérone.
rôles
de la testostérone : Chez
lembryon génétiquement masculin (XY) la destruction
de la cellule destinée à former les testicules laisse
que lindividu évoluera en une femelle (production de conduits
génitaux féminins). Donc, le testicule a une activité
masculinisante ; en effet, chez lembryon, les gonades commencent
à se transformer en testicules à partir de la sixième
semaine. Ainsi, les testicules forment le caractère sexuel primordial.
A partir de la huitième semaine, les testicules commencent à
produire la testostérone qui provoque lapparition des caractères
sexuels primaires : conduits génitaux, vésicules séminales,
prostate et verge. En effet, la sécrétion de la testostérone
fait son maximum vers la vingtième semaine de la vie ftale
puis elle diminue et sarrête avec la naissance pour reprendre
à la puberté et la testostérone va, ainsi induire
lapparition des caractères sexuels secondaires.
nature et mode daction de la testostérone
: La testostérone, produite par les cellules de Leydig,
est une hormone stéroïde (soluble dans les lipides). Elle
circule dans le sang pour agir sur des cellules cibles cest à
dire ayant des récepteurs spécifiques capables dêtre
reconnus par lhormone. Le récepteur de la testostérone
est intra-cellulaire, ainsi, la testostérone agit sur le noyau
pour induire une synthèse protéique.
CONTROLE ET REGULATOIN
DES FONCTIONS TESTICULAIRES :
Rôle de lhypophyse
:
Expériences : Lablation
de lhypophyse (hypophyséctomie) chez un rat adulte entraîne
la mise en repos des testicules : les tubes séminifères
se vident de leurs cellules germinales et le tissu interstitiel régresse.
Linjection dun extrait hypophysaire à cet animal
entraîne la reprise du fonctionnement testiculaire pendent la
durée du traitement.
Conclusion : lhypophyse stimule
les activités testiculaires en produisant des hormones qui
seront, ainsi, appelées gonadostimulines ou gonadotrophines.
Ces hormones sont :
F.S.H= Folliculo- Stimulating Hormon.
L.H= Luteinizing Hormon. Appelée
également chez lhomme I.C.S.H= Interstitiel Cell Stimulating
Hormon.
La LH stimule les cellules
de Leydig pour induire la sécrétion de la testostérone.
En effet, une injection de LH à un rat hypophysectomisé
provoque une augmentation du taux circulant de testostérone mais
elle est sans effet sur la spermatogenèse. Cependant, une injection
combinée de LH et de FSH induit la reprise de la spermatogenèse,
alors quune injection de FSH seule stimule la reprise de la spermatogenèse
sans lachever. En fait, la FSH agit sur les cellules de Sertoli
qui sont ses cellules cibles et que ces cellules stimulent la spermatogenèse
jusquau stade spermatide. La différenciation des spermatides
en spermatozoïdes est stimulée par la testostérone.
La testostérone,
après son action sur les cellules cibles, sera détruite
au niveau du foie.
Rôle de lhypothalamus
:
La ligature de la tige
hopothalamo-hypophysaire (tige pituitaire) entraîne larrêt
de la fonction reproductrice par arrêt de la sécrétion
des gonadostimulines. En effet, certains neurones hypothalamiques appelés
neurones sécréteurs, libèrent dans la circulation
porte hypothalamo-hypophysaire, une hormone : la Gn-RH= Ggonadotropin
Releasing Hormon qui stimule la sécrétion des gonadotrophines
par lhypophyse. La GnRH est produite sous forme de pulses damplitude
et de fréquence constantes chez lhomme.
Le rétrocontrôle
=(feed-back) testiculaire :
La castration pratiquée
chez un rat adulte est suivit de lhypertrophie de lhypophyse
et de lhypersécrétion de la LH. Une injection de
testostérone rabaisse rapidement le taux sanguin de LH. La destruction
par irradiation des tubes séminifères entraîne laugmentation
du taux sanguin de FSH.
De ces observations, on
peut comprendre que la testostérone exerce un rétrocontrôle
sur la sécrétion de LH pour définir son propre
taux circulant. Puisquune augmentation du taux circulant de testostérone
induit une diminution du taux circulant de LH, on parle dun rétrocontrôle
négatif. Linhibine exerce également un rétrocontrôle
négatif sur la sécrétion de FSH. On a constaté
que la testostérone possède un récepteur spécifique
sur les neurones hypothalamiques sécréteurs de GnRH et
grâce à ce récepteur, la testostérone exerce
un rétrocontrôle négatif sur la sécrétion
de GnRH.