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LA FECONDATION

 

  1. MIGRATION DES GAMETES :
  1. Attente du gamète féminin : Lors de l’ovulation, la masse visqueuse contenant l’ovocyte (cumulus), est recueillie par le pavillon qui est une sorte d’entonnoir souple tapissé de cils vibratiles et doué de contractions. Il va transporter rapidement le gamète (30 mn) jusqu’à l’ampoule où il sera retenu par des mécanismes complexes pendant 24 à 72 heures. Ce qui permet l’attente d’éventuels spermatozoïdes.
  2. La marche des spermatozoïdes : Les spermatozoïdes libérés par les tubes séminifères n’ont pas la capacité suffisante pour assurer la fécondation. Une première capacitation (maturation) sera réalisée au niveau de l ‘épididyme. Mais, à ce niveau, les spermatozoïdes seront rapidement protégés par des protéines arrêtant leur maturation. Lors de l’éjaculation, de 50 à 600 millions de spermatozoïdes seront déposés au fond du vagin.
  • Si cela se fait en dehors de la période ovulatoire, les spermatozoïdes seront immobilisés en quelques heures puis éliminés sous l’action du pH acide du mucus (pH = 5).
  • Si cela se fait pendent la période ovulatoire, le col de l’utérus, largement ouvert et baigné d’un mucus alcalin (pH = 7,8), va les accueillir. Ce mucus fluide, à mailles larges, laisse passer les spermatozoïdes en sélectionnant ceux qui sont les plus mobiles. Mais, dès que l’ovulation aura lieu, le mucus change de structure et devient imperméable aux spermatozoïdes. C’est également au cours de ce passage que les spermatozoïdes sont « lavés » et débarrassés du liquide séminal qui inhiberait leur maturation finale. Le mucus constituerait un « réservoir » qui distribue des « pulses » de spermatozoïdes permettant d’attendre plusieurs jours l’ovulation (3 à 4 jours) si l’insémination est en avance sur celle-si. Après cette sélection, mois de 1% des spermatozoïdes réussissent à traverser le mucus cervical. Quand ils arrivent dans la cavité utérine, la progression des spermatozoïdes se fait grâce à la contraction du myomètre et aux battements du flagelle, ce qui laisse qu’un grand nombre dégénère dans les glandes utérines. La jonction utérus-trompe est un nouveau obstacle derrière lequel vont s’arrêter les spermatozoïdes pour qu’ils ne passent qu’en nombre réduit. Ainsi, au tour d’un ovocyte, on ne trouve simultanément que moins d’une centaine de spermatozoïdes. Ce trajet peut être parcouru rapidement puisqu’on a constaté que les premiers spermatozoïdes arrivent au tour de l’ovocyte en moins de 30 mn. Durant ce trajet les liquides féminins vont continuer la capacitation des spermatozoïdes dont les dernières étapes seront achevées au contact de l’ovocyte.
  1. LA RENCONTRE DES GAMETES :

Mesurant 1 mm de diamètre, le cumulus ferme le canal de l’ampoule. Ainsi, se trouvant en face de l’ovocyte, la mobilité des spermatozoïdes est activée. Les spermatozoïdes participent ensemble pour créer un chemin à travers la couronne des cellules folliculaires jusqu’à ce qu’un se trouve au contact de la zone pellucide qu’il reconnaît grâce à des sites récepteurs.

L’accolement avec la zone pellucide déclenche la libération des enzymes contenues dans l’acrosome : c’est la réaction acrosomique. Grâce aux actions enzymatiques et à la propulsion de son flagelle, le spermatozoïde traverse la zone pellucide et pénètre dans l’espace periovocytaire. Il s’unit en suite tangentiellement à la membrane plasmique de l’ovocyte II qui l’absorbe en sa totalité.

Dès cette entrée, l’ovocyte II est activé : il libère le contenu de ses granules corticaux dans l’espace periovocytaire ce qui modifie la structure de la zone pellucide qui devient, alors, imperméable aux spermatozoïdes et empêche généralement la polyspermie. La 2ème division méiotique, bloquée depuis l’ovulation, reprend et se termine par l’émission du 2ème globule polaire. L’ovocyte II devient une ovotide qui renferme déjà le noyau du spermatozoïde.

Le noyau de l’ovotide se reconstitue, gonfle et devient le pronucléus femelle. Le noyau du spermatozoïde devient également un pronucléus mâle. Les deux pronucléi se rapprochent l’un de l’autre vers le centre de l’ovotide. La synthèse de l’ADN préparant la division s’effectue, puis les enveloppes des deux pronucléi se rompent, les chromosomes paternels et maternels se mélangent : c’est la caryogamie ou amphimixie. Ainsi, l’œuf qui est la première cellule de l’embryon est né.

La caryogamie rétablit la diploïdie, réveille le gamète féminin qui devient capable de se diviser et assure la détermination chromosomique du sexe.

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  1. LA NIDATION ET LE ROLE DU PLACENTA :
Dès la fécondation, l’œuf commence à se diviser : il fait en moyenne une division toutes les 20 heures tout en progressant dans la trompe. Il atteint la cavité de l’utérus 4 jours après la fécondation : il s’agit d’une petite mûre (stade morula) d’une trentaine de cellules au maximum dont la taille est toujours limitée par la zone pellucide. Cependant, durant les deux ou trois jours qu’il passe à l’état libre dans la cavité utérine, l’embryon continue ses divisions et se transforme en blastocyste : il s’agit d’un petit ballon dont la paroi est formée d’une seule couche de petites cellules : le trophoblaste qui renferme dans un coin un amas cellulaire : le bouton embryonnaire.

 

  1. La nidation : Après avoir quitter la zone pellucide, le jeune embryon vient s’accoler à la muqueuse utérine par son bouton embryonnaire. Cela se passe le 6ème ou 7ème jour après la fécondation, moment du cycle où la muqueuse stimulée par la progestérone est épaisse, richement vascularisée et envahie de glandes sécrétant du mucus et du glycogène. La nidation consiste à ce le blastocyste pénètre dans la muqueuse qui se referme au dessus de lui. Le 11ème jour après la fécondation la nidation est terminée et la gestation proprement dite commence. Pour des raisons mal connues, plus que 40% des embryons ne s’implantent pas. Ce phénomène est l’une des raisons des échecs de la fécondation naturelle. En même temps que la nidation, l’embryon sécrète une hormone voisine de la LH : la HCG (hormone gonadotrophique chronique) qui passe dans le sang maternel pour empêcher la régression du corps jaune et prolonger son action. La muqueuse utérine est maintenue dans un état favorable à la nutrition de l’embryon et les règles ne surviennent pas.
  2. Le rôle du placenta : Le placenta est un organe transitoire qui assure la relation entre la mère et son enfant. Quand il est à terme, le placenta est un sac d’à peu près 20 cm de diamètre pour un poids moyen de 500g. il contient de 150 à 200 ml de sang maternel. La face fœtale possède en son centre le cordon ombilical dont les vaisseaux partent dans le plafond de la chambre placentaire. En plus de son rôle de protection, le placenta assure les échanges entre la mère et l’enfant et la synthèse de substances indispensables à sa croissance et également la synthèse des hormones responsables de l’entretien de la grossesse.
  3. a. Rôle d’échange : La présence du sang fœtal dans les villosités qui baignent le sang maternel suggère l’idée qu’il assure la nutrition de l’enfant : les artères utérines débouches directement dans la chambre placentaire envoyant le sang sous pression avec un débit de 500 à 700 ml / mn. Après avoir baigner les villosités, ce sang repart par les veines utérines. Le sang fœtal, pulsé par le cœur du fœtus, arrive au placenta par l’artère ombilicale circule dans les capillaires avec un flux de 60 à 200 ml / mn et repart par les veines ombilicales. Les deux sang ne sont pas en contact directe puisqu’ils sont séparés par la membrane fine des villosités formée par le trophoblaste, du tissu conjonctif et la paroi des capillaires ce qui fait une surface d’échange d’environ 14 m2. Le sang fœtal puise dans le sang maternel l’eau, les ions, les vitamines, le glucose, les acides aminés et les acides gras indispensables et l’oxygène respiratoire et il y rejète les déchets métaboliques. Ces échanges se font selon les différentes modalités de transport. En plus de ces substances, le fœtus reçoit de sa mère une immunoglobuline (Ig G) qui va rester avec l’enfant 4 à 7 mois après sa naissance. Bien qu’elle est très perfectionnée, la membrane de la villosité se laisse traverser par certains germes, les virus, l’alcool, des drogues et des médicaments.
  1. b. Rôle de synthèse : Par le trophoblaste, le placenta synthétise les substances nécessaires à sa croissance et plusieurs hormones jouant un rôle essentiel dans l’adaptation de l’organisme maternel et le maintien de la gestation :

  • La HCG : détectée dès le 12ème jour après la fécondation stimule essentiellement le maintien du corps jaune.
  • La HPL (hormone placentaire lactogène) proche de la prolactine, elle stimule la maturation des glandes mammaires.
  • Les oestrogènes et la progestérone, en effet, le placenta prend relais au corps jaune qui disparaît 8 à 10 semaines après la fécondation. Ces hormones assurent les mêmes fonctions que les hormones ovariennes.
  1. LA CONTRACEPTION : CAS DE LA PILULE COMBINEE :

La contraception est, par définition, l’infécondité volontaire et temporaire. Parmi les moyens de la contraception on cite la pilule combinée : il s’agit d’une association d’œstrogènes et de progestérone de synthèse présenté sous forme de comprimés dans une plaquette contenant 21 comprimés à utiliser à raison d’un comprimé par jour. Le principe de ce moyen est de freiner les secrétions hypophysaires, de bloquer l’ovulation et de laisser la glaire cervicale imperméable aux spermatozoïdes pendant la durée du traitement.