Comparable à celui de lhomme, lappareil génital
de la femme comprend :
Deux gonades : les ovaires.
Des voies génitales à savoir
deux oviductes, un utérus et un vagin et un organe externe :
la vulve formée par les grandes et les petites lèvres.
REMARQUES :
On remarque la position intra-abdominale
des ovaires sans liaison anatomique avec la trompe.
La présence dun organe original
: lutérus qui accueillera lembryon en cas de grossesse.
La séparation totale entre les
appareils urinaire et génital.
La presque absence des glandes annexes.
STRUCTURE DE LOVAIRE
ET FOLLICULOGENESE :
Remarque
:
Réellement, dans une coupe d'ovaire, on ne trouve pas simultanément
un follicule mûr et un corps jaune puisque la folliculogénèse
est un phénomène évolutif.
Un ovaire en coupe nous montre :
Une couche épithéliale
qui couvre tout lovaire : cest lépithélium
de revêtement qui chez ladulte présente une seule
couche de cellules aplaties.
Une zone superficielle
jaunâtre :le cortex, cest un tissu conjonctif formé
de cellules abondantes dont laspect varie suivant létat
fonctionnel de lovaire et qui renferme des masses sphériques
plus ou moins volumineuses et qui peuvent être creuses : ce
sont les follicules dans lesquels se développe lovocyte.
Une zone centrale ou
médullaire, rouge vive, spongieuse sans follicule mais contenant
beaucoup de vaisseaux sanguins et des terminaisons nerveuses.
Les limites entre ces zones sont plus ou
moins nettes.
On appelle folliculogenèse le développement
dun follicule. La folliculogenèse présente :
les
follicules primordiaux : lovaire
qui commence à se former à partir de la huitième
semaine de la vie embryonnaire fait apparaître les follicules
primordiaux dès le troisième mois de la vie intra-utérine
; ainsi, un follicule primordial est une petite sphère contenant
un ovocyte de petite taille entouré de quelques cellules folliculaires.
Un grand nombre de ces follicules dégénère avant
la puberté.
les
follicules primaires : apparaissent
à la puberté ; ainsi, le follicule augmente de taille
et lovocyte est entouré dune couche régulière
de cellules folliculaires.
le
follicule secondaire ou follicule plein :
les cellules folliculaires forment un massif de plus en plus dense
: cest la granulosa qui sentoure dune couche cellulaire
qui contient des vaisseaux sanguins : ce sont les thèques qui
se forment. En même temps, lovocyte sentoure dune
petite couche de la zone pellucide.
le
follicule tertiaire ou follicule cavitaire :
la granulosa se creuse de cavités folliculaires ou antrum qui
se remplissent de liquide folliculaire qui devient de plus en plus
abondant et pousse petit à petit la granulosa à la périphérie
du follicule. En même temps, les thèques interne et externe
se différencient et sont fonctionnelles. La thèque interne
est formée de cellules glandulaires et dautres cellules
aplaties et la thèque externe est formée de fibres contractiles.
le
follicule mûre ou follicule de DE GRAAF :
il est de 16 à 23 mm de diamètre. Sa grande partie est
occupée par le liquide folliculaire dans lequel baigne lovocyte
qui reste attaché à la granulosa par un fin massif de
cellules folliculaires. Ainsi, il est près à être
expulsé.
le
corps jaune : poussées par
le liquide folliculaire et les contractions de lovaire et de
la thèque externe, les cellules de la granulosa éclatent
libérant, ainsi, lovocyte qui est capable daccepter
un spermatozoïde : cest lovulation. Après
lovulation, le follicule rompu se contracte intensément,
se referme et se transforme en corps jaune. En effet, les vaisseaux
sanguins envahissent la granulosa et les cellules folliculaires se
transforment en cellules lutéiniques en secrétant un
pigment jaune : la lutéine. Les cellules de la thèque
interne accompagnent la pénétration des vaisseaux et
participent à la constitution du corps jaune. Un caillot provenant
de la rupture folliculaire et dune exsudation des vaisseaux
sanguins occupe le centre du corps jaune. Formé en quelques
heures, le corps jaune fonctionne pendant 10 jours
En labsence de
la fécondation, le corps jaune régresse spontanément
signalant le début dun nouveau cycle ovarien. Il est,
ainsi appelé corps jaune cyclique ou progestatif : en quelques
jours, il perd sa couleur jaune et se transforme en une masse fibreuse
(corps blanc) qui disparaît ne laissant quune cicatrice
à la surface de lovaire.
En cas de fécondation,
le corps jaune persiste, se développe et prend le nom dun
corps jaune gestatif ou de grossesse.
OVOGENESE
ET STRUCTURE DE LOVOCYTE :
Lovogenèse
est lensemble des évènements qui font évoluer
une cellule germinale souche : une ovogonie en un gamète féminin.
Lovogenèse comprend :
Phase de
multiplication : dès le troisième
mois de la vie embryonnaire, les ovogonies subissent une multiplication
rapide aboutissant à la Phase de multiplication : dès formation
denviron 4 millions dovogonies dans chaque ovaire. Puis cette
multiplication sarrête définitivement vers le sixième
mois de la vie intra-utérine. Cet arrêt déclenche
une phase de dégénérescence touchant presque la moitié
de ces ovogonies à la naissance.
Phase
daccroissement : elle commence
à partir du septième mois de la vie intra-utérine.
Chaque ovogonie, entourée de ses premières cellules
folliculaires, augmente de volume par simple accumulation de réserves
et passe, ainsi, denviron 10µm à 30µm de
diamètre et la première division de la méiose
est déclenchée mais elle sarrête en prophase
I et on parle, alors, dun ovocyte I qui reste bloqué
sur cet état jusquà la puberté. Toutefois,
la dégénérescence continue pour ne laisser à
la puberté quà peu près 40000 ovocyte I
dans chaque ovaire.
Phase
de maturation : laccroissement
sarrête à peu près 24 heures avant lovulation.
Ainsi, lovocyte I rejète son premier globule polaire
qui est une petite cellule haploïde très pauvre en cytoplasme
pour se transformer en un ovocyte II qui est une très grande
cellule qui a gardé la presque totalité du cytoplasme
mais qui se bloque en métaphase II par lovulation. Après
lovulation, lovocyte II peut être :
Soit non fécondé
et dans ce cas il sera rejeté après sa dégénérescence
en 24 heures après lovulation.
Soit fécondé
et dans ce cas, la pénétration du spermatozoïde
réactive la méiose pour libérer le deuxième
globule polaire et lovocyte II se transforme en une ovotide
dont la durée dexistence sera limité par la fusion
des deux noyaux.
Structure
de lovocyte : (voir schéma)
entouré de ses cellules folliculaire (corona radiata), lovocyte
II bloqué en métaphase II forme le gamète féminin.
Notion
de cycles sexuels : Dès
la puberté à la ménopause, lactivité
sexuelle de la femme saccompagne dévènements
dont certains sont perceptibles tel que les menstruations (règles),
dautres sont moins perceptibles comme la tension des seins et
limpression dhumidité par le mucus cervical au
niveau du vagin et dautres sont imperceptibles comme laugmentation
de la température interne et les secrétions hormonales.
Létude de ces évènements laisse dire que
lactivité sexuelle de la femme est cyclique.
Le cycle ovarien
:
La
phase folliculaire = pré-ovulatoire :
elle commence 4 à 5 mois avant le cycle concerné et
elle se caractérise par la croissance de quelques follicules
primordiaux (une dizaine) jusquau stade follicules cavitaires.
Puis, un dentre eux, appelé dominant, inhibera lactivité
des autres et continu seul sa croissance. Les autres deviennent, alors,
atrésiques. Vers le milieu du cycle, ce follicule atteint la
taille dune cerise et devient apte à ovuler.
La
phase lutéale = post-ovulatoire :
après lovulation, le corps jaune se forme et rentre en
activité pendent 10 jours puis en labsence de la fécondation,
il dégénère en 3 à 4 jours.
cycle
de lendomètre : durant
la phase folliculaire, lendomètre sépaissit
progressivement et se creuse de glandes en forme de doigts de gant.
Durant la phase lutéale, il continue à proliférer
et atteint son épaisseur maximale (6 mm) car les glandes devenues
tortueuses et alimentées par des vaisseaux sanguins, secrètent
du mucus et du glycogène. A la moitié de cette phase,
lendomètre devient près à recevoir un éventuel
embryon. Mais, comme ce nest généralement pas
le cas, le corps jaune dégénère ce qui entraîne
la régression de la muqueuse devenue inutile. Chez la femme,
cette régression brutale constitue un véritable décapage
de la majeure partie de lendomètre et saccompagne
dune hémorragie due à la rupture des vaisseaux
sanguins. Lélimination des débris de
muqueuse accompagnés de sang incoagulable constitue la menstruation
ce qui a permis dappeler le cycle de la femme cycle menstruel.
A la fin de la menstruation, la fine couche de lendomètre
qui subsiste reprend son évolution ce qui marque un nouveau
cycle. Par définition, le cycle menstruel commence le premier
jour du cycle et se termine la veille des règles suivantes.
La durée dun cycle varie suivant les femmes et pour une
même femme suivant son état physique et physiologique
mais quand les cycles sallongent ou se raccourcissent, cest
la phase pré-ovulatoire qui varie puisque la phase post-ovulatoire
est déterminée par la durée de vie du corps jaune.
En moyenne le cycle dure 28 jours. Il peut être de 36 jours
quand il est long et de 21 jours quand il est court tout en étant
normal. Lovulation est théoriquement estimée au
14ème jour du cycle.
Cycle du col de lutérus
: les cellules épithéliales
du col secrètent un mucus abondant et élastique pendent
la période ovulatoire et en dehors de cette période, la
sécrétion est faible, épaisse, visqueuse et imperméable
aux spermatozoïdes.
Le
cycle hormonal : Lovaire agit sur les organes sensibles
(organes effecteurs) par deux hormones : les strogènes
(dont la plus importante est lstradiol) et la progestérone.
Les strogènes présentent un pic pré-ovulatoire
aux environs de 36 heures avant lovulation et un deuxième
plus faible pendent la phase lutéale (21 jours). Cette évolution
est parallèle au développement des follicules et du
corps jaune. En effet, les oestrogènes
sont produites par les cellules de la thèque interne avant
lovulation et en présence du corps jaune.
La production de la progestérone
suit lévolution du corps jaune. Ainsi elle présente
un pic au 21ème jour du cycle qui est loptimum dactivité
du corps jaune. Elle est produite par les cellules lutéiniques
(ce sont les cellules folliculaires de la granulosa qui shypertrophient
et secrètent un pigment jaune : la lutéine qui sera en
suite également sécrété par les cellules
thécales).
Les strogènes
sont responsables de la prolifération de la muqueuse utérine
et de la sécrétion dune glaire abondante et filante
au moment de lovulation et elle stimule les contractions du myomètre.
La progestérone
accentue les modifications de lendomètre le rendant sécrétoire
mais elle nagit sur la muqueuse utérine que si elle a été
stimulée par les strogènes. Egalement, elle inhibe
les contractions du myomètre (silence utérin), prépare
la nidation et favorise la sécrétion dune glaire
imperméable aux spermatozoïdes.
REGULATION
DES ACTIVITES OVARIENNES :
La femme atteinte de
tumeur dhypophyse présente, parmi les nombreuses troubles,
labsence des règles. Lhypophyse agit sur le cycle
menstruel de la femme.
Chez les femmes dont
la stérilité est due à labsence de lovulation
des injections de FSH et de LH rétablissent souvent la fertilité.
Lhypophyse agit sur lovaire par la FSH et la LH.
Chez les femmes dont
la stérilité est due à labsence de lovulation,
linjection à des rythmes et des doses convenables de
GnRH rétablit souvent lovulation. Lhypothalamus
contrôle lactivité de lovaire par la GnRH
qui détermine lactivité de lhypophyse.
Chez les femmes ménopausées
on remarque une augmentation importante de FSH et de LH. Lovaire
exerce un rétrocontrôle sur lhypophyse.
Linjection dune
dose précise dstradiol à une souris produit
rapidement une légère baisse du taux de FSH dans le
sang suivit dune augmentation massive du taux de LH. Lstradiol
exerce un rétrocontrôle négatif sur la sécrétion
de FSH et un rétrocontrôle positif sur celle de LH.
De toutes ces observations,
on peut imaginer les interactions qui peuvent exister entre lovaire
et le complexe hypothalamo-hypophysaire. Toutefois, il faut déjà
retenir quune difficulté sintroduit par le fait que
le taux des hormones varie considérablement celons les différentes
phases dun cycle.
A la fin dun
cycle non fécondant, les pulses de GnRH sont séparés
dun intervalle de 2 à 4 heures. Au début du
nouveau cycle cette fréquence augmente et on obtient un pulse
tous les 90 mn. Ce qui induit une sécrétion de FSH
et de LH. Limportante sécrétion de FSH stimule
la croissance du follicule qui est déjà au stade tertiaire
et qui, sous cette stimulation, sécrète les oestrogènes.
Le taux croissant des oestrogènes entraîne, par rétrocontrôle
négatif, la baisse du taux de FSH, puis quand les oestrogènes
atteignent le pic (24 heures avant lovulation) un rétrocontrôle
positif déclenche une libération brève et massive
de LH (associé à un pic de FSH).
Le pic de LH déclenche
les mécanismes de lovulation, ainsi, on parle dune
décharge ovulante de LH. Cette décharge provoque également
la lutéinisation des cellules folliculaires de la granulosa
qui commencent à secréter la progestérone.
Quand le corps jaune est bien développé, la sécrétion
de la progestérone et des oestrogènes est abondante
ce qui provoque un rétrocontrôle négatif pour
freiner la production de FSH et de LH.
En absence de fécondation,
le corps jaune involu spontanément, ce qui entraîne
la chute du taux des hormones ovariennes, ainsi, un dernier rétrocontrôle
négatif permet la remonté du taux de FSH qui stimule
de nouveaux follicules déclenchant un nouveau cycle.