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EXERCICES D'EVALUATION POUR IMMUNITE

EXERCICE N°1 :

Pour montrer certaines modalités des défenses immunitaires, on a réalisé diverses expériences chez le cobaye :
Expérience 1 : l'animal A est immunisé contre la diphtérie par injection de l'anatoxine diphtérique. Les prélèvements de sérum et de lymphocytes T sont fait 15 jours après l'immunisation et injectés à des cobayes non immunisés (B et C). le même jour on injecte de la toxine diphtérique aux cobayes A, B et C. On constate la survie des animaux A et B et la mort de C.
Expérience 2 : D est un cobaye immunisé par le BCG, un mois plus tard sont réalisés les prélèvements et les injections à E et F non immunisées. Le même jour, on injecte à D, E et F le BK agent de la tuberculose. On constate la survie des animaux D et F et la mort de E.
Remarque : on suppose que tous ces cobayes sont histocompatibles.

  1. Définissez les termes suivants : antigène, anatoxine.
  2. Comment expliquez-vous les résultats obtenus par ces expériences ?
  3. Comparez les deux types de réponses immunitaires mises en jeu au cours de ces expériences.
  4. Quels résultats pouvez-vous prévoir dans le cas où on injecte au cobaye C du BK au lieu de la toxine diphtérique ? justifiez votre réponse.

EXERCICE N°2 :

  1. On dispose de deux lapins d'une même souche et de même age A et B. On injecte au lapin A une suspension d'hématies d'un singe, le macaque rhésus. L'animal B témoin ne subit aucune injection. Quelques temps après, on prélève les sérums des animaux A et B et on mélange, sur une lame, une goutte de sérum de A et une goutte de suspension d'hématies de macaque d'une part, une goutte de sérum de B et une goutte d'hématie de macaque d'autre part. On constate une agglutination rapide des hématies de macaque par le sérum A. Par contre les hématies ne sont pas agglutinées par le sérum B. Interprétez cette expérience.
  2. Si sur la lame, on mélange maintenant le sérum du lapin A avec des hématies de différents sujets humains. On constate que, dans certains cas, il y a agglutination (les sujets sont dits rhésus+). Dans d'autres cas plus rares (15% environ de la population) il n'y a pas agglutination (les sujets sont dits rhésus-). Expliquez ces résultats.
  3. Le 2ème enfant, le 3ème, le 4ème, … mais jamais le 1er d'une femme rhésus- et d'un homme rhésus+ risque au cours de son développement fœtal de présenter un ictère grave (voir mortel) provoqué par agglutination de ces hématies. Expliquez ce phénomène sachant que la présence de l'antigène rhésus est due à un allèle dominant et que l'absence de cet antigène est due à un allèle récessif. Est-il possible d'éviter cette réaction de sorte qu'un tel couple puisse avoir plusieurs enfants sans risque ?

EXERCICE N°3 :

On injecte à un cobaye sous la peau une suspension de bacille de Koch. Quelques jours plus tard, on récolte le sang de l'animal dont on extrait deux fractions purifiées : le sérum et les lymphocytes. La fraction lymphocytes est injectée à un cobaye A et la fraction sérum est injectée à un cobaye B. Ces deux animaux ne sont pas immunisés contre le bacille de Koch. Deux jours plus tard, on injecte sous la peau de ces deux animaux de la tuberculine (extrait de protéine du bacille de Koch). L'animal A qui a reçu les lymphocytes, développe au point de l'injection une réaction (rougeur caractéristique). L'animal B qui a reçu le sérum, ne développe aucune réaction.

  1. Interprétez ces résultats. En déduire le type de l'immunité mis en jeu.
  2. Quel, est l'intérêt théorique et pratique de cette expérience ?

EXERCICE N°4 :

Outre sa fonction nutritionnelle, le placenta sécrète plusieurs hormones dont la HCG qui est de nature protéique. La synthèse de cette hormone débute au 12ème jour après la fécondation et culmine à la 10ème semaine. Elle est excrétée par les reins et est, donc présente dans l'urine d'une femme enceinte. Un test permettant de diagnostiquer précocement la grossesse est fondé dur la présence de HCG.

  1. On injecte à un lapin la HCG humaine. Une semaine après, le plasma puis le sérum de l'animal contient des anticorps anti-HCG. On appelle R1 ce sérum.
  2. Par ailleurs, une technique permet la fixation de la HCG humaine sur des hématies de mouton en suspension dans du liquide physiologique. Soit R2 ce milieu.
  3. Si on mélange R1 et R2 on constate que les hématies de mouton sont agglutinées.
  4. L'addition d'urine de femme non enceinte au sérum R1 avant l'addition de R2 ne modifie pas la réaction précédente. Il y'a agglutination.
  5. l'addition d'urine de femme enceinte à R1 avant l'addition de R2 modifie la réaction : il n'y a pas agglutination des hématies.
  1. expliquez brièvement l'origine des anticorps anti-HCG chez le lapin.
  2. Expliquez l'expérience 3
  3. Expliquez l'expérience 5 en tenant compte des résultats de l'expérience 4.

    EXERCICE N°6 :

    Pour maintenir son intégrité, l'organisme développe un ensemble de réactions qui constituent la réponse immunitaire.

  1. Précisez à quels types de réactions immunitaires appartient la phagocytose ?
  2. Lorsqu'un antigène pénètre dans l'organisme, de nombreuses molécules de plusieurs anticorps différents apparaissent. Expliquez cette constatation.
  3. Qu'appelle-t-on maturation des lymphocytes T ? la maturation des lymphocytes B est-elle semblable ? indiquez les différences éventuelles et les lieux de maturation de ces lymphocytes.
  4. les lymphocytes T cytotoxiques lysent les cellules qui contiennent des bactéries intracellulaires. Expliquez pour quoi ces mêmes lymphocytes n'agissent pas sur les bactéries extracellulaires présentes dans le milieu intérieur ?
  5. Comment expliquez-vous que la destruction des lymphocytes T4 par le virus

EXERCICE N°8 :

L'entrée en contact de l'organisme humain avec un antigène déclenche une réponse immunitaire faisant intervenir les organes et les cellules de l'immunité.

  1. Localisez, sur un schéma simple, les organes de l'immunité chez l'homme.
  2. Donnez les caractéristique des cellules de l'immunité (macrophage, lymphocyte B et lymphocyte T) en précisant, pour chacune d'entre elles, l'origine et le mode de fonctionnement.
  3. Expliquez, en 10 lignes maximum, les étapes de la réponse immunitaire à médiation humorale, depuis la reconnaissance de l'antigène jusqu'à sa neutralisation.

EXERCICE N°9 :

Dans le déroulement de la réponse immunitaire participent plusieurs organes, cellules et substances. Soit la liste A suivante : rate, ganglions lymphatiques, peau, thymus, moelle osseuse.

  1. Choisissez parmi ces termes ceux qui correspondent à :
  1. des barrières naturelles.
  2. Des organes lymphoïdes primaires.
  3. Des organes lymphoïdes secondaires.
  1. soit la liste B : plasmocytes, lymphocytes B, macrophages, lymphocytes T cytotoxiques, lymphocytes T auxiliaires.
  1. choisissez parmi ces cellules celles qui contribuent à une sécrétion d'anticorps.
  2. Choisissez celles qui contribuent à une réponse immunitaire à médiation cellulaire.
  1. quels sont les rôles essentiels de chacune des cellules figurant dans la liste B dans la réponse immunitaire.
  2. La reconnaissance spécifique du non-soi par les lymphocytes B est rendue possible grâce à des récepteurs membranaires spécifiques. Faites un schéma annoté de l'un de ces récepteurs.