Intégrité
de l'organisme et reconnaissance du soi et du non soi :
Définition
: L'immunité vient du latin " immunis "
qui veut dire protéger, d'où, l'immunité regroupe
l'ensemble des moyens qu'utilise l'organisme pour assurer sa propre
protection.
Pour
se protéger contre quoi ? = notion d'antigène :
On appelle antigène toute substance reconnue étrangère
à l'organisme et capable de déclencher une réaction
immunitaire spécifique. Un antigène peut se présenter
sous deux formes :
Un
antigène peut être particulière quand il s'agit
d'une molécule portée à la surface d'un corps
solide tel qu'une bactérie ou un virus.
Un
antigène peut être soluble quand il s'agit d'une molécule
soluble tel qu'une toxine.
Reconnaissance
du soi et du non soi : Au cours d'une greffe, le greffon peut
se confondre avec le tissu du receveur et la greffe est réussie.
Mais, il arrive dans certains cas de greffe qu'une réaction
inflammatoire se développe au tours du greffon au bout de 10
à 12 jours :
On
appelle autogreffe quand le greffon vient de l'individu lui même.
On
appelle isogreffe quand le greffon vient d'un donneur ayant sensiblement
les mêmes caractéristiques tissulaires que le receveur.
On
appelle allogreffe quand le greffon vient d'un donneur différent
du receveur. Dans ce cas, le greffon est rejeté et si on l'observe
au microscope après son rejet, on constate que ses cellules
sont détruites ce qui traduit qu'elles ont été
reconnues étrangères et attaquées par les cellules
de défense du receveur. Cette destruction n'intéresse
que les cellules du greffon. Ainsi, on a pu comprendre, que les cellules
de défense d'un individu reconnaissent et tolèrent toutes
les cellules de son propre organisme. On appelle " soi "
cette unité cellulaire d'un individu. Cette unité, chez
un individu, est déterminée par des glycoprotéines
portées par la surface de touts les cellules nucléées.
Découvertes pour la première fois sur les globules blancs
de l'Homme, on les a alors appelé " Human Leukocyts Antigen
" noté HLA. Actuellement, ce complexe moléculaire
est reconnu sur les cellules de la plupart des vertébrés
et on parle, alors, d'un " Complexe Majeur d'Histocompatibilité
" noté CMH. Le CMH est le marqueur du soi. On distingue
deux principales classes d'antigènes CMH :
Les
antigènes de classe I : existent à la surface de
toutes les cellules nucléées de l'organisme et ce
sont eux qui déterminent réellement la réussite
ou l'échec d'une greffe.
Les
antigènes de classe II : se présentent particulièrement
à la surface de certaines cellules du système immunitaire
(lymphocytes et macrophages).
Pour
les cellules anucléées (hématies), qui ne possèdent
pas d'antigènes CMH, leurs marqueurs du soi sont les antigènes
du système ABO et du système rhésus. En effet,
le système ABO est définit par deux antigènes :
A et B qui peuvent exister indépendamment ou simultanément
ou peuvent être absents sur les hématies. Ainsi, on définit
4 groupes sanguins chez les humains :
antigènes
phénotypes
Anticorps
A
[A]
Anti B
B
[B]
Anti A
A
et B
[AB]
Ni anti A, ni anti B
ni
A ni B
[O]
Anti A et Anti B
D'après
ce tableau, on constate que chaque individu porte naturellement dans
son sérum l'anticorps dirigé contre l'antigène
qu'il ne possède pas. Ainsi, si, au cours d'une transfusion,
on donne à un individu un sang qui possède un antigène
qu'il n'a pas il y aura agglutination et la transfusion sera un échec.
De ce fait, l'idéal serait de faire une transfusion isogropupe.
Si non, selon le sens suivant :
Ainsi,
on considère " non soi " tout ce qui est reconnue étranger
au " soi " et qui est, par conséquent, capable de déclencher
une réaction immunitaire. Il y a deux types d'immunité
: spécifique et non spécifique.
L'immunité
non spécifique = naturelle.
On estime à 1014 le nombre de bactéries que nous hébergeons
sur la peau et dans l'appareil digestif. L'organisme empêche
leurs pénétrations en utilisant plusieurs moyens :
Les
barrières naturelles :
La
peau :
Constamment renouvelée, elle est imperméable à
la plupart des microbes grâce à sa couche cornée
et même pour les microbes qui traversent le corps à travers
les ouvertures naturelles (ouvertures des appareils digestif, respiratoire,
urinaire, génital etc.), ils seront attaqué par
une enzyme : la lysozyme capable de les détruire.
Les
sécrétions :
Il existe dans les différentes sécrétions (sueur,
sucs digestifs, sperme, larmes etc.) des activités enzymatiques
et chimiques capables d'inactiver et de détruire les microbes
Les
germes saprophytes :
L'organisme contient un grand nombre de germes saprophytes (qui vivent
sur les restes organiques) qui le protègent des microbes EXEMPLE
: E. Coli.
La
réaction inflammatoire :
Les barrières naturelles de l'organisme peuvent être
franchies soit accidentellement (blessures, brûlures, piqûres
etc.) soit naturellement (à travers les ouvertures naturelles)
par des corps étranges. Dans ce cas l'organisme met en jeu
un système de défense interne. l'inflammation représente
généralement le premier signe de l'infection. Elle vise
à attaquer les germes agresseurs et elle est suivie d'une phagocytose.
Symptômes
de l'inflammation :
Elle présente
4 symptômes:
la
rougeur :
Elle vient de la dilatation des capillaires sanguins assurant ainsi
la diffusion des cellules de défense et du substrat énergétique
vers le site de l'infection.
La
chaleur :
Elle revient à une activité métabolique intense
réalisée par les cellules présentent sur le lieu
de l'infection.
Le
gonflement = dème :
Qui résulte d'un afflux du plasma des vaisseaux vers le lieu
endommagé !
La
douleur :
Elle revient à l'excitation des terminaisons nerveuses sensitives
par les toxines microbiennes
La
phagocytose :
Arrivées au site de l'infection, les cellules phagocytaires
qui sont de deux types : Les polynucléaires = granulocytes
= microphages qui agissent dans le sang et la lymphe et les macrophages
qui agissent dans les tissus, peuvent reconnaître l'antigène
infectieux. En effet, ces cellules possèdent à leur
surfaces des récepteurs leur permettant de reconnaître
non spécifiquement de nombreux microbes. L'agent infectieux
est alors englobé dans un petit sac formé par la fusion
de la membrane plasmique de la cellule phagocytaire et qu'on appelle
phagosome. Puis, des enzymes de lyse seront libérées
dans le phagosome pour détruire le microbe piégé.
Puis, les molécules du soi du microbe seront exposées
à la surface de la cellule phagocytaire pour qu'elles soient
présentés aux cellules de l'immunité spécifique.
L'immunité
spécifique = acquise.
Cette immunité est acquise à la suite d'un contact de
l'antigène infectieux avec les lymphocytes. Selon que l'agent
infectieux agit par sa cellule ou par des substances solubles, l'organisme
répond soit par l'activation des lymphocytes qui vont agir
directement sur le microbe et on parle dans ce cas d'une immunité
à médiation cellulaire. Ou bien par des substances solubles
produites par des lymphocytes et ce sont ces substances qui vont réagir
avec l'antigène et on parle alors d'une immunité à
médiation humorale.
L'immunité
à médiation humorale :
On l'appelle ainsi du fait qu'elle se fait par des substances solubles.
Ces substances sont les anticorps. Les anticorps sont des molécules
d'une grande variabilité pouvant se fixer spécifiquement
à un grand nombre de microbes différents. Apres un premier
contact avec l'antigène, le système immunitaire spécifique
conserve de cet antigène une mémoire qui peut prévenir
des infections ultérieures par le même germe.
Exemple : Un individu atteint pour la première fois par la
rougeole suivie d'une guérison devient réfractaire à
cette maladie. Expérimentalement, la mémoire immunitaire
est mise en évidence par la capacité d'un animal à
répondre selon une réponse secondaire après une
deuxième exposition à un antigène. Apres un premier
contact entre l'antigène et le système immunitaire de
l'hôte, il faut plusieurs jours pour que les anticorps puissent
être détecter dans la circulation. Une deuxième
stimulation par le même antigène induit une réponse
secondaire plus rapide et d'amplitude plus importante qui témoigne
d'une mémoire spécifique retenue après le premier
contact.
Vaccins
et vaccination :
Historique
:
Pasteur cultive le microbe du Choléra des poules dans un bouillon
de viande puis il l'inocule à des oiseaux sains pour étudier
leur réactions:
- Un bouillon de culture laissé plusieurs semaine à
l'étuve est injecté à une poule saine, elle est
légèrement malade puis elle se rétablit.
- Une autre culture est faite avec des microbes prélevés
sur une poule morte du choléra. Pasteur les injecte à
la poule rétablit, elle n'attrape pas la maladie.
Suite à ces deux observations, Pasteur dit que la vielle culture
contient des microbes atténués (affaiblis) qui n'entraînent
pas la mort plutôt déclenchent l'acquisition d'une mémoire
immunitaire contre le microbe. Ainsi, immunisée, la poule n'est
pas malade à la suite de la deuxième inoculation du
même microbe normalement virulent. De ce fait, le principe de
la vaccination consiste à faire reconnaître au système
immunitaire des germes cotre quoi il développe une mémoire
immunitaire.
Exemple
:
- Si à un animal, on injecte la toxine tétanique, 12
heures après, on lui injecte du sérum provenant d'un
animal immunisé, il ne présente pas la maladie. Donc,
le sérum contient des anticorps anti-toxine tétaniques.
Les anticorps signe de la réponse immunitaire à médiation
humorale se trouve solubles dans le sérum.
- On injecte à un cobaye A des bacilles de Koch atténués
(virulents ces bacilles provoquent la tuberculose). Le cobaye A survie.
Après, on lui injecte des bacilles virulents, il ne présente
pas la maladie. On prélève du sérum du cobaye
A et on l'injecte à un cobaye B. 12 heures après, à
ce même cobaye B, on injecte des bacilles virulents, on constate
la mort de l'animal. Le sérum provenant du cobaye A immunisé,
n'a pas protégé le cobaye B, il n'a pas d'effet sur
ce bacille.
L'immunité
à médiation cellulaire :
Si à un cobaye C on injecte des lymphocytes prélevés
du cobaye A immunisé, puis, on lui injecte les bacilles de
Koch virulents, l'animal survie. Les lymphocytes prélevés
du cobaye A ont été sensibilisés au bacille de
Koch et ont ainsi assurés la protection du cobaye C contre
la tuberculose. Ce sont ces lymphocytes qui seront les agents de la
réponse immunitaire à médiation cellulaire. Ces
lymphocytes conservent une mémoire pour l'antigène.
Ce qui témoigne de la spécificité de la réponse.
LES
ORGANES ET LES CELLULES DE L'IMMUNITE:
Les
organes lymphoïdes :
Il y à deux types d'organes
lymphoïdes : primaires et secondaires.
Les
organes lymphoïdes primaires = centraux.
Le
thymus :
Dans le thymus, il y a des lymphocytes T responsables de l'immunité
à médiation cellulaire. Ces lymphocytes viennent de
la moelle osseuse et se différencient au niveau du thymus en
lymphocytes immunocompétents.
La
moelle osseuse :
(chez les mammifères).
C'est un tissu ayant, chez l'Homme, une masse totale d'à peu
près 4 Kg. Il est formé essentiellement de petites cellules
indifférenciées qui sont très nombreuses et à
multiplications rapides. Ce sont les cellules souches des lymphocytes.
La moelle osseuse est à l'origine des cellules du système
immunitaire. Chez les mammifères, la moelle osseuse est le
lieu de maturation des lymphocytes B.
La
bourse de Fabricius
(chez les oiseaux).
L'ablation
de cette bourse chez des jeunes oiseaux se traduit par la disparition
totale de la production d'anticorps et l'absence de lymphocytes dits lymphocytes
B d'où, la disparition de l'immunité à médiation
humorale, donc, cette bourse assure la maturation des lymphocytes B. qui
sont responsables de la production des anticorps et par conséquent,
de l'immunité à médiation humorale.
Formés
par le thymus, la moelle osseuse et chez, les oiseaux, la bourse de Fabricius.
Ce sont les organes où se différencient les lymphocytes
pour devenir immunocompétents.
REMARQUE
: La maturité de ces lymphocytes chez les mammifères se
fait au niveau même de la moelle osseuse.
Les
organes lymphoïdes secondaires : périphériques.
Ce sont les lieux de rencontre entre les cellules immunitaires et
les antigènes. Ces organes sont : les amygdales, les ganglions
lymphatiques, la rate, la plaque de Peyer et l'appendice
Les
cellules de l'immunité :
Ce sont les lymphocytes qui, chez l'adulte ont pour origine les cellules
souches de la moelle osseuse et chez le ftus le foie.
Les
lymphocytes B :
Leur maturation se fait dans les organes lymphoïdes primaires
pour devenir immunocompétents en développant sur leurs
membranes des récepteurs spécifiques capables de réagir
avec les antigènes. Ces récepteurs sont les immunoglobulines
(Ig) identiques à ceux des anticorps.
Les
lymphocytes T
Bien que leur maturation se fait dans le thymus, ils proviennent des
cellules souches de la moelle osseuse. Dans le thymus, ils acquièrent
leurs récepteurs à antigènes qu'on appelle T
cell receptor et qu'on note T. C. R. et qui sont des récepteurs
spécifiques
MECANISMES
DE REPONSE IMMUNITAIRE SPECIFIQUE
Une
fois immunocompétents, les lymphocytes B et T peuvent entrer
en contact avec l'antigènes au niveau des organes lymphoïdes
secondaires. Quelque soit la nature de la réaction immunitaire,
elle se fait toujours en trois phases principales :
Présentation
et reconnaissance de l'antigène :
L'antigène capté par un macrophage est découpé
en parties après phagocytose, puis, ses déterminants
antigéniques sont exposés à la surface de la
membrane du macrophage en association aux protéines du CMH
puis sont présentés à certains lymphocytes :
C'est la présentation de l'antigène.
Si
l'antigène est une substance soluble, il sera reconnu par les
lymphocytes B qui vont le recevoir par leurs immunoglobulines. Mais,
ces lymphocytes peuvent également reconnaître les antigènes
présentés à la surface des cellules présentatrices
(macrophages).
Les
lymphocytes T ne peuvent s'associer à l'antigène que
quand il est au CMH de la cellule présentatrice, en effet,
le TCR réalise une reconnaissance double de l'antigène
du "soi" et du "non soi". Ainsi, les molécules
du CMH jouent le rôle d'un présentateur à la surface
des macrophages.
Amplification
et différenciation des lymphocytes :
Les lymphocytes B et T sensibilisés par le contact avec l'antigène
sont activés. Cette activation se fait en présence d'un
facteur libéré par les macrophages en réponse
à une excitation antigénique. Ce facteur est appelé
INTERLEUKINE 1 (IL1) = lymphokine. L'IL1 est un médiateur soluble
qui stimule la production par une sous-population de lymphocytes T
(Tauxiliaires (Ta) = Thelper (Th) = T4) d'un facteur de croissance
des lymphocytes : l'INTERLEUKINE2 (IL2) qui est capable d'agir sur
les lymphocytes B et T ce qui induit une multiplication intense de
ces lymphocytes donnant, ainsi, une population de cellules génétiquement
identiques d'où on parle d'une sélection clonale. Cette
sélection va donner des lymphocytes ayant une affinité
avec l'antigène en question :
Si
cette phase de multiplication a concerné des lymphocytes B,
ces lymphocytes vont se différencier en plasmocytes capables
de produire des anticorps et il y aura une réponse immunitaire
à médiation humorale.
Si
cette phase a concerné des lymphocytes T, ces cellules vont
se différencier en lymphocytes T cytotoxiques (Tc) = T killer
capables de lyser les cellules cibles d'où la réponse
immunitaire à médiation cellulaire.
Dans ces deux cas la maturation est stimulée par IL1 et IL2.
REMARQUE
:
Au cours de la multiplication des lymphocytes
B et T, certaines de ces cellules restent sans se différencier
pour constituer les cellules mémoires permettant une réponse
immunitaire plus rapide et plus efficace.
Elimination
de l'antigène :
Selon
le type d'antigène il y aura différents types d'élimination.
Cas
de l'immunité à médiation humorale :
Dans ce cas l'antigène est essentiellement une substance soluble
et l'agent de l'immunité est un anticorps.
Structure
des anticorps = immunoglobulines :
Une molécule d'anticorps synthétisée lors d'une
réaction immunitaire a une affinité pour l'antigène
qui a déclenché sa formation. Malgré leurs diversités,
les immunoglobulines (Ig) ont une structure de base commune : Elles
sont formées par l'association de quatre chaînes polypeptidiques
semblables deux à deux en forme de Y : Deux chaînes lourdes
notées H (heavy) et deux chaînes légères
notées L (light). Chaque chaîne polypeptidique a une
partie constante et une partie variable tel que la partie variable
est formée de deux sites de fixation à l'antigène
correspondant et disposés de façon symétrique
: Ce sont les sites anticorps. Et la partie constante représente
le support de leur fixation effectrice (fixation au macrophage). Chaque
anticorps reconnaît un déterminant antigénique
précis. Il y a cinq types d'Tg :
- IgM (6%) :Assurent la réponse primaire. Elle existe à
la surface de certains lymphocytes B et sous forme d'agglutinines
Anti-A et Anti-B. elle ne traverse pas le placenta.
- IgG (70 à 80%) : Assurent la réponse secondaire anti-bactériennes
et anti-virale. Elle traverse le placenta; en effet, les IgG de la
mère restent actives chez l'enfant 6 à 7 mois après
sa naissance.
IgG et IgM activent les macrophages.
- IgA (10 à 15%) : Sécrétées au niveau
des muqueuses (immunité locale).
La
réaction Antigène Anticorps :
L'association Antigène-anticorps est observée quand
le déterminant antigénique et le site anticorps possèdent
des structures complémentaires. Cette association forme des
complexes immuns spécifiques. Ce complexe ne peut que neutraliser
l'antigène ou bloquer la prolifération d'un microbe
mais sans le détruire.
- Si l'antigène est une toxine, l'anticorps sera appelé
anti-toxine. Dans ce cas, l'association empêche la toxine d'agir
sur les cellules cibles.
- Si l'antigène est une bactérie, l'association active
la phagocytose.
b. Cas de l'immunité à médiation cellulaire :
Il existe différentes sous-populations de lymphocytes T que
l'on distingue par leur fonctions :
- Les lymphocytes T cytotoxiques s'attaquent aux cellules cibles du
non soi ou même du soi quand elles sont modifiées et
provoquent leur destruction par contact directe. Leur mécanisme
d'action revient à la libération des enzymes lytiques
tel que la perphorine.
- T auxiliaires : ont une régulation positive de la réponse
immunitaire (stimulent l'activité de LTc et LB). Ils peuvent
agir directement mais leur action est surtout par les interleukines
qu'ils produisent.
- T supérieurs : règlent négativement la réponse
immunitaire et interviennent Surtout pour achever cette réponse.
LE
DYSFONCTIONNEMENT DU SYSTEME IMMUNITAIRE: (cas du S. I. D. A)
Le S. I. D. A. est une abréviation qui veut dire : Syndrome
de l'Immunodéficience Acquise. Elle est acquise puisqu'elle
revient à l'infection par un virus appelé Virus de l'Immunodéficience
Humaine
noté (V. I. H). Ce virus infecte en particulier les lymphocytes
Ta mais également les macrophages et même les cellules
du système nerveux. Le V. I. H est un rétrovirus, c'est
à dire un virus à ARN. Dans l'organisme, le virus se
pose à la surface de la cellule dans laquelle il injecte son
ARN (matériel génétique) Au niveau de la cellule,
l'ARN, sera transcrit en ADN par une enzyme : la transcriptase reverse
et cet ADN sera incorporé dans celui de la cellule infectée.
Comment
risque-t-on de se contaminer?
Le virus se transmet lors des rapports sexuels par les sécrétions
d'une personne infectée (sperme, liquide séminal, sécrétions
vaginales). Il se transmet également par le sang contaminé
(aujourd'hui ce mode de contamination concerne essentiellement les
usagers de drogue par voie intraveineuse qui partagent les seringues
ou le matériel d'injection. En fin, le virus peut se transmettre
pendant la grossesse d'une mère séropositive à
son bébé. Il n'existe pas d'autre mode de contamination.
Qu'est
ce qu'un séropositif?
Etre séropositif signifie qu'on est porteur du virus V. I.
H. et qu'on peut le transmettre. Dans ce cas le virus est dit latent
(c'est à dire qu'il ne se manifeste pas). Mais, on détecte
sa présence suite à ce que l'individu contaminé
possède dans son sérum des anticorps anti V. I. H. Le
séropositif est également appelé porteur sain
ou porteur asymptotique
Quels
sont les symptômes du S. I. D. A. ?
Schématiquement
on peut distinguer plusieurs phases:
La primo-infection:
dans les semaines qui suivent la contamination, les 3/4 des cas environ
présentent les symptômes d'une fièvre, des éruptions
sur la peau, des ganglions etc.
Une phase
asymptomatique : Elle dure plusieurs années après la
contamination. La personne est séropositive, peut transmettre
le virus, mais ne présente pas de signes ou symptômes
cliniques. Seul le dépistage volontaire ou consenti établit
le diagnostic de l'infection.
Une phase
symptomatique mineure : Elle est caractérisée par l'apparition
de symptômes tel que diarrhée, fièvre, amaigrissement,
infection banales à répétition. Devant ces signes
souvent peu caractéristiques seul le test de dépistage
affirme le diagnostic.
Une phase
symptomatique majeure : le S. I. D. A. à ce stade le déficit
immunitaire est sévère et s'exprime par la survenue
d'infections graves pouvant toucher en particulier :
les
poumons.
Le
cerveau.
Le
tube digestif.
L'apparition
de tumeurs.
Le test de dépistage confirme alors le diagnostic.
Peut-on
se protéger contre le virus?
En l'absence de vaccin, la meilleur protection est la prévention.
En effet, le préservatif est actuellement le seul moyen efficace
de se protéger du risque de contamination sexuelle. Chez les
usagers de drogue par voie intraveineuse l'utilisation de matériel
d'injection individuel et de seringues stériles à usage
unique écarte le risque de contamination.