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LA REGULATION DE LA GLYCEMIE

  1. La fonction glycogénique du foie :
  1. Définition : On appelle glycémie le taux du glucose libre dans le sang. Chez un homme adulte, en bonne santé et à jeun depuis 12h, la glycémie varie entre 0.8 et 1.1 g/l soit 4.5 et 6.1 m.mol/l. la constance de la glycémie est observée bien que cet homme consomme en moyenne 300g de glucides par jour. Donc, où est, alors, passé le reste du glucose absorbé ?
  2. Rôle du foie dans la régulation de la glycémie :
  1. observation :
    EXPERIENCES ET RESULTATS
    CONCLUSIONS
     L’hépatéctomie d’un animal entraîne la chute rapide de sa glycémie.  
    le foie produit le glucose pour le libérer dans le sang et participe, ainsi, dans le maintient de la glycémie.
    EXPERIENCES
    RESULTATS
    CONCLUSIONS
    Alimentation riche en glucides
    Glucose dans le sang et dans les intestins
    Veine porte : glucose à 2.5g/lV. sus-hépatique : 1g/l
    le glucose digestif est transporté par le sang vers le foie où il est stoqué en reserve.
    Aliments sans glucides
    Glucose dans le sang mais pas dans les intestins
    Veine porte : 0.8g/lV. sus-hépatique : 1g/l 
    en cas de manque de glucose dans le sang, le foie libère le glucose pour compenser ce manque.
  2. expérience du « foie lavé »
    EXPERIENCE ET RESULTAT
    CONCLUSIONS
    En 1850, Claude Bernard soumet le foie d’un chien à un fort courant d’eau froide entrant par la veine porte et sortant par la veine sus-hépatique. Après 40 mn, il constate que le liquide sortant ne contient plus de glucose. Donc, il conclus que le foie est lavé. Il répète la même expérience après 24h, il constate que le liquide sortant contient de nouveau du glucose.
    le stocage du glucose dans le foie se fait sous une forme de reserve glucidique : le glycogène.
  3. résultat de dosage :
    Le dosage du glucose dans la veine porte montre que son taux varis de mois que 0.8g/l à jeun à plus que 1.7g/l deux heures après un repas. Alors que son taux est sensiblement constant dans la veine sus-hépatique quelque soit l’état de l’organisme quand il est en bonne santé 
    la variation du taux de glucose dans la veine porte se fait selon l'apport alimentaire. sa constance dans la veine sus-hépatique montre que le foie assure une régulation de la glycémie.
  4. conclusion :
  • En cas d’excès dans le sang, le glucose est stocké dans le foie sous forme de glycogène : c’est la réaction de glycogénogenèse.
  •   En cas de manque de glucose dans le sang, le glucose est libéré par le fois par hydrolyse du glycogène : c’est la réaction de glycogénolyse.
  1. La fonction glycémiante du pancréas :
  1. Structure du pancréas :

chez l’homme, le pancréas se présente comme un organe allongé de 20 cm de long et qui pèse à peu près 100g. Il est situé derrière l’estomac du coté gauche. Au microscope, une coupe de pancréas montre deux types de structures :

  • Les acini : se présentent sous forme de petits sacs tel que chaque acinus est entouré d’une couche de cellules exocrines assurant la production du suc pancréatique, riche en enzymes digestives. Chaque acinus se termine par un canal collecteur.
  • Les Ilots de Langerhans : sont des amas cellulaires richement vascularisés. Ces cellules ont une fonction endocrine.
  1. Le diabète sucré = insulinodépendant :
  1. Symptômes :

Les principaux symptômes de cette maladie sont :

  • La polyurie : augmentation importante des éliminations urinaires.
  • La glycosurie : élimination du glucose dans l’urine, en fait, le glucose se manifeste dans l’urine dès que la glycémie atteint ou dépasse 1.8g/l. Il s’agit d’un test clinique.
  • Une grande soif suite à l’état de polyurie.
  • Un amaigrissement malgré l’état de polyphagie (besoin continu à consommer des aliments). Ceci revient à ce que le diabétique, incapable de consommer les aliments, revient sur ses réserves lipidiques et protidiques.
  • Diminution de la résistance aux infections.
  1. Causes :

Bien que les symptômes sont connus depuis longtemps, ce n’est qu’au milieu du 19ème siècle qu’on a pu comprendre que cette maladie revient à une augmentation du taux du glucose sanguin (hyperglycémie) relative à une impossibilité d’absorber les glucides digestifs par les cellules. Aujourd’hui, on a concrétisé ce fait par plusieurs expériences : 

EXPERIENCES ET RESULTATS
CONCLUSIONS
La pancréatectomie totale d’un chien entraîne des troubles digestifs et une hyperglycémie sévère. 
le pancréas a un rôle digestif et hypoglycémiant
La ligature des canaux pancréatiques entraîne des troubles digestifs mais pas de diabète.  
la fonction digestive du pancréas est exocrine et son rôle hypoglycémiant est une fonction endocrine.
La destruction sélective des îlots de Langerhans par l’alloxane entraîne une hyperglycémie sévère mais pas de troubles digestifs  
les ilots de Langerhans définissent la fonction hypoglycémiante du pnacréas.
La greffe du pancréas à un animal dépancréaté corrige les symptômes du diabète et reste sans effet sur les troubles digestifs. Il en est de même quand on fait l’injection d’extrait pancréatique ou de l’insuline.  
le rôle hypoglycémiant du pancréas est exercé par voie hormonale et l'hormone en question est l'insuline. Donc, l'insuline est une hormone hypoglycémiante.

L’insuline est une hormone peptidique produite par les cellules centrales des îlots de Langerhans appelées cellules  qui représentent 60 à 80% de la totalité des cellules de chaque îlot. C’est un polypeptide de 51 acides aminés portés par deux chaînes : la chaîne A avec 21 acides aminés et la chaîne B avec 30 acides aminés.

  1. Actions physiologiques de l’insuline :

Pour réaliser son rôle hypoglycémiant, l’insuline stimule la pénétration du glucose dans les cellules cibles et inhibe en même temps sa sortie de ces cellules. Ainsi, elle stimule la glycogénogenèse au niveau des cellules hépatiques et musculaires, la lipogenèse au niveau des cellules adipeuses et la glycolyse au niveau des cellules utilisant le glucose pour son énergie. En même temps, elle inhibe la glycogénolyse, la lipolyse et la néoglucogenèse (formation du glucose à partir de substrats non glucidiques)

  1. Mode d’action de l’insuline :

Pour recevoir l’insuline, les cellules cibles possèdent un récepteur spécifique tel que l’association de l’insuline avec son site récepteur augmente la perméabilité de ces cellules au glucose d’où sa pénétration. La sécrétion de l’insuline est stimulée par l’hyperglycémie et inhibée par l’hypoglycémie. En effet, le glucose sanguin pénètre passivement dans les cellules  pancréatiques pour ajuster la sécrétion de l’insuline.

  1. Le glucagon = hormone hyperglycémiante :

Le glucagon est une hormone pancréatique produite par les cellules alpha qui se trouvent dans la partie centrale des îlots de Langerhans. Le glucagon est un polypeptide de 29 acides aminés. Il agit de façon totalement antagoniste à celle de l’insuline : il stimule la glycogénolyse, la lipolyse et la néoglucogenèse et inhibe la glycogenèse, la lipogenèse et la glycolyse. sa sécrétion est stimulé par l’hypoglycémie et inhibée par l'hyperglycémie.

  1. Bilan de la régulation de la glycémie par le pancréas :  
     

 
 
 
 
  1. Autres voies de la régulation de la glycémie :
  1. La régulation hormonale :

Notre organisme ne dispose que d’une seule hormone hypoglycémiante : l’insuline. Cependant, il dispose de plusieurs hormones hyperglycémiantes outre le glucagon et dont les plus importantes sont :

  1. L’adrénaline : elle est produite par la médullosurrénale en cas de stress. Son action hyperglycémiante se traduit par une glycogénolyse intense mais momentanée, en même temps, elle réduit l’utilisation du glucose par les cellules.
  2. Le cortisol : produit par la corticosurrénale. Son action hyperglycémiante se traduit par le fait qu’il favorise la synthèse du glucose par néoglucogenèse.
  3. L’hormone de croissance = La GH : elle est produite par l’hypophyse antérieur. Son action hyperglycémiante se traduit principalement par la stimulation de la sortie du glucose hépatique et le blocage de son utilisation des cellules musculaires.
  1. La régulation nerveuse : La glycémie est contrôlée par le système nerveux végétatif. En fait, le système sympathique stimule la sécrétion du glucagon et inhibe celle de l’insuline donc, il est hyperglycémiant et le parasympathique stimule la sécrétion de l’insuline et inhibe celle du glucagon donc, il est hypoglycémiant.