- TRANSMISSION
DE DEUX COUPLES DALLELES CHEZ LES DIPLOIDES :
- Cas de gènes
indépendants :
Exercice
: on croise deux drosophiles de lignées
pures différentes telles que lune a les ailes longues et
le corps gris et lautre les ailes vestigiales (courtes) et le
corps ébène (sombre). A la première génération,
toutes les drosophiles ont les ailes longues et le corps gris. A la
deuxième génération (F1XF1) on obtient parmi les
descendants 9/16 aux ailes longues et à corps gris 3/16 aux ailes
longues et à corps ébène 3/16 aux ailes vestigiales
et à corps gris et 1/16 aux ailes vestigiales et à corps
ébène.
Interprétation : dans cet exercice,
on envisage la transmission de deux caractères héréditaires
à savoir « la taille des ailes » et « la couleur
du corps » donc il sagit dun cas de dihybridisme.
La première génération est homogène et présente
un phénotype parental [ailes longues et corps gris] donc il sagit
dun cas de dominance pour les deux caractères. Les deux
gènes sont indépendants. On pose les deux couples dallèles
suivants :
(L, l) / L= ailes longues et l= ailes vestigiales avec L > l
(G, g) / G= corps gris et g= corps ébène avec G > g
| parents |
[L G] |
[l g] |
| Génotypes |
L//L G//G |
l//l g//g |
| Gamètes |
L et G |
l et g |
F1 : 100% [L G]
F1 X F1
Génotypes : L//l
G//g pour chaque individu F1
Gamètes : L et G
; L et g ; l et G ; et l et g pour chaque individu F1.
comme chaque individu participe
par quatre types de gamètes et comme la rencontre des gamètes
est aléatoire, donc, le résultat sera une distibution
au 1/16 qui donne selon la dominance:
9/16 [L G]
3/16 [L g]
3/16 [l G]
1/16 [l g]
Conclusion
: la répartition
de la F2 au seizième revient à la ségrégation
indépendante des allèles au cours de la méiose
et à leur réunion aléatoire au cours de la fécondation.
Le test-cross : le
test-cross est un test qui permet se définir un génotype
certain parmi plusieurs génotypes possibles qui se manifestent
tous sous forme dun seul phénotype. Lindividu testé
sera, alors croisé avec un testeur qui doit obligatoirement être
homozygote récessif pour quil participe par un seul type
de gamète porteur de lallèle récessif pour
laisser se manifester tous les allèles provenant du testé.
Par exemple, si on cherche à connaître le génotype
dun individu pris au hasard de la population de la F2 qui présente
le phénotype dominant ( ), ce test donnera un résultat
parmi quatre possibles :
-
1er
cas :
testé [l G] X testeur [l g] donne 100% [L G] donc le testé
a participé par un seul type de gamètes doù
il est certainement homozygote dominant pour les deux couples dallèles.
-
2ème
cas : le résultat est de
50% [L G], 50% [L g] donc le testé a participé par deux
types de gamètes qui se distinguent par « la couleur
du corps » doù pour ce caractère le testé
est hétérozygote et il est homozygote dominant pour
lautre caractère.
-
3ème
cas : le résultat est de
50% [L G], 50% [l G] cest le même raisonnement que pour
le deuxième cas.
-
4ème
cas : le résultat est de
25% [L G], 25% [L g], 25% [l G], 25% [l g] donc le testé a
participé par quatre types de gamètes doù
il est hétérozygote pour les deux caractères.
-
Cas
de gènes liés = linkage.
Exercice : on croise des drosophiles
de lignées pures telles que les mâles sauvages ont les
ailes longues et les yeux rouges et les femelles mutées ont
les ailes vestigiales et les yeux bruns. La première génération
est toute sauvage. Le croisement des mâles F1 avec des femelles
mutées a donné 495 drosophiles du type sauvage et 508
drosophiles du type muté. Le croisement des femelles F1 avec
des mâles mutés a donné : 712 drosophiles du type
sauvage, 698 drosophiles du type muté, 300drosophiles aux ailes
longues et aux yeux bruns et 298 drosophiles aux ailes vestigiales
et aux yeux rouges.
Interprétation : dans cet exercice,
on sintéresse à létude de deux caractères
héréditaires à savoir « la taille des ailes
» et « la couleur des yeux » donc il sagit
dun cas de dihybridisme. La première génération
est homogène et présente un phénotype parental
donc il sagit dun cas de dominance tel que les ailes longues
dominent les ailes vestigiales et les yeux rouges dominent les yeux
bruns. On pose alors les couples dallèles suivants :
(L, l) / L= longues et l= vestigiales avec L > l et (R, r) / R=
rouges et r= bruns avec R > r
1er croisement :
Parents :
|
mâles [L R]
|
femelles [l r]
|
Génotypes :
|
LR // LR
|
lr // lr
|
Gamètes :
|
LR
|
lr
|
F1 [L R] LR //lr
2ème croisement
:
| Parents : |
mâles F1 |
femelles mutées. |
| Génotypes : |
LR // lr |
lr // lr |
| Gamètes : |
LR ou lr |
lr |
F1 : 50% [L R] et
50% [l r]
Cette descendance est expérimentalement
formée de 1003 individu s( 495 + 508) dont la moitié théorique
est 501,5 ce qui est à peu près égal à 495
et à 508; donc, le résultat théorique confirme
bien le résultat expérimental et les deux gènes
activés sont liés puisque le croisement envisagé
est un test cross où le testé est hétérozygote
pour les deux couples dallèles (F1) donc si les deux gènes
étaient indépendants, cet individu devrait produire quatre
types de gamètes aux mêmes proportions.
3ème croisement
:
Femelles F1 X mâles
mutés
Comme le deuxième
croisement, il sagit dun test cross qui devrait, normalement,
donner le même résultat. Cependant, le résultat
de ce croisement présente quatre phénotypes en des proportions
différentes comme l'indique le tableau suivant :
| [L R] |
[l r] |
[L r] |
[l R] |
| 712 soit 35,61% |
698 soit 34,91% |
300 soit 15%
|
289 soit 14,45% |
Des résultats, on
constate que les gamètes qui donnent les phénotypes parentaux
([L R] et [l r]) sont plus abondants (70%) que ceux qui ont donnés
les phénotypes nouvellement construits (recombinés) (30%).
Ce résultat laisse dire quau cours de la méiose,
un accident sest réalisé pour donner les gamètes
recombinés. Il sagit dun crossing-over (brassage
intra-chromosomique) qui a affecté 30% des gamètes de
la femelle. Ainsi, on peut réaliser léchiquier suivant
:
| Gamètes mâles : L r /
Gamètes femelles |
L R |
l r |
L r |
l R
|
| Phénotypes
|
[L R] |
[l r] |
[L r] |
[l R]
|
| Proportions |
35,61% |
34,91% |
15% |
14,45%
|
Pour dire que dans un cas
de dihybridisme il y a une liaison génétique, on réalise
soit un test-cross au niveau duquel le testé participe par quatre
types de gamètes en des proportions différentes deux à
deux telles que des parentaux très fréquents et des recombinés
moins fréquents. Soit une F2 qui se présente également
avec quatre phénotypes mais à des proportions différentes
de la répartition indépendante (9. 3. 3. 1) et qui présente
également des recombinés peu fréquents et à
la même proportion et des parentaux plus fréquents et à
des proportions différentes.
-
La
carte factorielle = carte génétique : il sagit
dimaginer, selon les résultats statistiques, lemplacement
des deux gènes sur leur chromosome. La distance séparant
ces deux gènes sera égale au pourcentage de recombinaison
( X 100). Ce résultat est donné en % ou en centimorgan
(C M) tel que 1 C M = 1%.
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