Remarque
:
Les schémas sont des extraits du livre tunisien de sciences naturelles
de la 4ème sciences expérimentales
L'EVOLUTION
BIOLOGIQUE
- QUELQUES FAITS
DE LEVOLUTION :
- HISTORIQUE :
La théorie de lévolution
présente des racines très anciennes, mais comme donnée
scientifique, la première grande théorie de lévolution
est celle de LAMARk qui dit : « Tout ce que la nature a fait acquérir
ou perdre aux individus par linfluence des circonstances auxquelles
leurs races se trouvent depuis longtemps exposées et par conséquent,
de lemploi prédominant de cet organe ou dun défaut
constant dusage de telle partie elle le conserve par la génération
aux nouveaux individus qui en proviennent. Pourvu que les changements
acquis soient communs aux deux sexes ou à ceux qui ont produit
ces nouveaux individus » (philosophie zoologique 1809).
Cette théorie, appelée
théorie de lhérédité de lacquis,
a prédominé pendant la première moitié du
19ème siècle. En effet, larrivé de DARWIN
avec son livre (lorigine de lespèce) publié
en 1859 a transformé le concept de lévolution en
la ramenant à la création des espèces les unes
des autres. En effet, il dit « Les espèces telles quon
les voit aujourdhui ne sont pas créées par une force
surnaturelle, mais, sont issues despèces précédentes
» (Lorigine des espèces)
Jusquà Darwin,
lévolution navait pas darguments solides sauf
ceux de lanatomie comparée. Ainsi, Darwin sest reposé
sur lidée de la sélection naturelle pour justifier
sa théorie. A la fin du 19ème siècle et au début
du 20ème siècle, le découverte des lois de la génétique
a permis de consolider la théorie de lévolution
puisquon a compris que la mutation relie linformation génétique
aux conditions de lenvironnement ; cest-à-dire, lhérédité
à la sélection naturelle. Egalement, il est apparu nécessaire
dutiliser les acquis des autres sciences pour donner une théorie
dite synthétique de lévolution.
Actuellement, on dit que
chaque individu, bien quapparemment stable, porte en ses gènes
une prédisposition à des mutations lui donnant la capacité
de sadapter à de nouvelles circonstances donc, dêtre
naturellement sélectionné.
- ARGUMENTS EN
FAVEUR DE LEVOLUTION :
- Arguments paléontologiques
:
Létude
des fossiles a permis de constater que les formes simples sont
apparues avant les formes complexes. Exemples :
- Les procaryotes sont apparus
avant les eucaryotes.
- Les unicellulaires sont apparus
avant les pluricellulaires.
- Les invertébrés
sont apparus avant les vertébrés.
- les formes aquatiques sont apparues
avant les formes terrestres.
Ainsi, la paléontologie,
qui est la science qui étudie les fossiles, a laissé
dire que lévolution fait naître les formes
complexes des formes simples.
La grande question
qui sest posée à la paléontologie
était : peut-on trouver des formes vivantes qui peuvent
témoigner sur la naissance des espèces les unes
des autres ?
La réponse
à cette question était les formes intermédiaires
! Cest-à-dire, lexistence de fossiles qui
portent en même temps des caractéristiques despèces
proches mais qui sont différentes. Exemples :
LIchtyostéga
qui date du dévonien supérieur (360 millions dannées)
présente une nageoire caudale et des branchies qui le
rapprochent des poissons et quatre pattes et des poumons qui
le rapprochent des amphibiens. Ainsi, il est considéré
comme intermédiaire entre les poissons et les reptiles.
Il est considéré comme ancêtre probable
de tous les tétrapodes.
LArchéoptéryx
: Présente en même temps des caractères
reptiles (denture au niveau du bec, doigts au niveau des ailes
et vertèbres au niveau de la queue) et des caractères
oiseaux (membres antérieurs transformés en ailes
et plumes sur le corps) d'où il est considéré
l'ancêtre probable de tous les oiseaux.
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- Arguments embryologiques
:
Lembryologie
est la science qui sintéresse à létude
des embryons, cest-à-dire de la période de
la vie entre le zygote et le ftus. La comparaison des embryons
de cinq espèces différentes en trois stades successifs
permet de constater qau début de leur formation,
tous les embryons se ressemblent dans leur formes et même
dans leurs structures puisquils présentent tous des
fentes branchiales quel que soit leur mode respiratoire à
lâge adulte. Puis ces fentes persistent chez les poissons
et disparaissent chez les animaux à respiration pulmonaire.
Ainsi, on est arrivé à penser que tous les vertébrés
devraient provenir dun même ancêtre aquatique. |
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- Arguments de lanatomie
comparée :

Lanatomie comparée
sintéresse à létude des organes et
leur comparaison entre les différentes espèces. De cette
comparaison, on cherche, essentiellement, les ressemblances (homologies
= similitudes). La comparaison du membre antérieur chez six
espèces différentes montre que quelle que soit la fonction
réalisée par cet organe, il est toujours divisé
en trois parties :
-
Le bras formé
toujours dun seul os : lhumérus.
-
Lavant-bras
formé toujours de deux os : le cubitus et le radius.
-
La main formée
toujours de trois types dos : carpes, métacarpes
et phalanges.
Ces homologies peuvent
être expliquées si on admet que tous ces vertébrés
avaient évolué à partir dun même
ancêtre.
Les différences
reviennent aux différences relatives aux fonctions de cet organe.
- Arguments moléculaires
:
Dans ce cas, on
cherche à comparer des molécules. Pour cela, on
utilise les protéines puisquelles expriment linformation
génétique. Ainsi, la comparaison de linsuline
de trois espèces différentes de mammifères
(buf, porc et cheval) montre quil y a au moins 48
acides aminés parmi les 51 acides aminés de linsuline
qui sont identiques. Cette forte similitude laisse comprendre
que ces espèces étaient détachées
dun ancêtre commun très proche. En effet,
lancêtre commun est dautant plus proche que
les différences sont plus faibles et réciproquement.
Cette comparaison permet, alors, de dresser larbre phylogénétique
suivant :
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Actuel buf porc cheval
- MECANISMES
DE LEVOLUTION :
Les études basées
sur les arguments précédents ont permis de dire que lespèce
nest pas immuable dans le temps et que les transformations graduelles
de ses structures se manifestent par une complexification croissante
de ces fonctions et que la diversification des espèces actuelles
était faite à partir dune espèce originelle
dite ancêtre commun.
Cette évolution
revient à une activité de lenvironnement (sélection
naturelle) qui affecte linformation génétique et
qui devient, par conséquent, héréditaire (mutation)
- LA MUTATION
:
-
La
mutation génique :
La mutation génique est une mutation ponctuelle ; donc, elle
a pour conséquence la création de nouveaux allèles.
Ainsi, on comprend que la mutation génique est essentiellement
une source de variabilité de lespèce. Cependant,
cette mutation peut être accompagnée de la naissance
de nouvelles espèces (spéciation) quand elle saccompagne
dun isolement reproductif.
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La
mutation chromosomique :
- lamplification
génique :
Cette mutation désigne
qà partir dun gène ancestral on obtient par
duplication successives deux ou plusieurs copies de ce gène qui
se distinguent par des mutations ponctuelles.
- la modification du caryotype
:
Cette modification peut
revenir à la fusion de chromosomes de sorte à modifier
leur nombre total chez lespèce dorigine.
La mutation est un accident
qui se fait au cours de la méiose et qui doit, souvent, être
accompagnée dun isolement reproductif pour aboutir à
la naissance de nouvelles espèces.
-
LA
SELECTION NATURELLE :
Les conditions de lenvironnement étant changeantes, ceci
favorise la persistance des individus qui seront les mieux adaptés
avec les nouvelles conditions.
Exemple : La phalène
du bouleau : avant l'industrialisation, la forme claire, adaptée
avec son environnement, était la plus connue puisque même
les prédateurs (oiseaux) ne peuvent pas la repérer sur
les lichens de même couleur alors que la forme sombre, très
visible, était chassée par les oiseaux ce qui faisait
qu'elle était très rare. Après l'industrialisation,
la suie tue les lichens et les troncs d'arbres deviennent noir la forme
claire devient alors la plus visible et donc la plus chassée
par les oiseaux.
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