Fondateur de la science de l’hérédité et
de l’hybridisme. Gregor Mendel est aujourd’hui reconnu
comme le père fondateur de la génétique, mais
il n’en fut pas ainsi de son vivant. Ce n’est qu’en
1900 que la publication de trois nouveaux articles signés Hugo
de Vries, Carl Correns et Erich von Tschermark révèle
des résultats similaires à ceux de Mendel. Les trois
scientifiques reconnaissent aussitôt l’antériorité
des travaux du moine-chercheur et le réhabilitent. La génétique
est officiellement né, près de cinquante ans après
l’élaboration des fameuses " lois de Mendel ":
Il choisit de travailler sur des pois comestibles présentant
sept caractères dont chacun peut se retrouver sous deux formes
différentes: il croise deux variétés dont l’une
présente des graines lisses et l’autre des graines ridées.
Les résultats montrent que tous les hybrides produits (génération
F1) ont des graines lisses. La saison suivante, Mendel sème
les graines hybrides lisses et obtient, par auto-fécondation,
une génération F2 qui présentent à la
fois des graines lisses et des graines ridées dans les proportions
de 3 pour 1. Du fait que le caractère "ridé"
soit réapparu à la seconde génération,
sans intervention externe, Mendel déduit qu’il était
resté présent dans l’hybride de manière
latente. Comme le caractère "lisse" avait pris le
pas sur le caractère "ridé", il appelle le
premier "dominant", noté A, et le second "récessif",
noté a. Il conclut que les hybrides reçoivent un facteur
(allèle) de chacun des parents et rejette ainsi définitivement
la notion d’hérédité par mélange
: les caractères des végétaux sont des quantités
discrètes. Appliquant des théories mathématiques
à ses résultats, Mendel déduit que la génération
hybride F1 présente un génotype Aa (phénotype
= 100% caractère dominant) alors que le génotype de
la génération F2 peut s’exprimer par la formule
AA + 2 Aa + aa (phénotype = ¾ dominant, ¼ récessif).
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