Par Sayed TALEB

Johann Mendel
1822 / 1884

Fondateur de la science de l’hérédité et de l’hybridisme. Gregor Mendel est aujourd’hui reconnu comme le père fondateur de la génétique, mais il n’en fut pas ainsi de son vivant. Ce n’est qu’en 1900 que la publication de trois nouveaux articles signés Hugo de Vries, Carl Correns et Erich von Tschermark révèle des résultats similaires à ceux de Mendel. Les trois scientifiques reconnaissent aussitôt l’antériorité des travaux du moine-chercheur et le réhabilitent. La génétique est officiellement né, près de cinquante ans après l’élaboration des fameuses " lois de Mendel ": Il choisit de travailler sur des pois comestibles présentant sept caractères dont chacun peut se retrouver sous deux formes différentes: il croise deux variétés dont l’une présente des graines lisses et l’autre des graines ridées. Les résultats montrent que tous les hybrides produits (génération F1) ont des graines lisses. La saison suivante, Mendel sème les graines hybrides lisses et obtient, par auto-fécondation, une génération F2 qui présentent à la fois des graines lisses et des graines ridées dans les proportions de 3 pour 1. Du fait que le caractère "ridé" soit réapparu à la seconde génération, sans intervention externe, Mendel déduit qu’il était resté présent dans l’hybride de manière latente. Comme le caractère "lisse" avait pris le pas sur le caractère "ridé", il appelle le premier "dominant", noté A, et le second "récessif", noté a. Il conclut que les hybrides reçoivent un facteur (allèle) de chacun des parents et rejette ainsi définitivement la notion d’hérédité par mélange : les caractères des végétaux sont des quantités discrètes. Appliquant des théories mathématiques à ses résultats, Mendel déduit que la génération hybride F1 présente un génotype Aa (phénotype = 100% caractère dominant) alors que le génotype de la génération F2 peut s’exprimer par la formule AA + 2 Aa + aa (phénotype = ¾ dominant, ¼ récessif).