|
|
Diagnostic Actuel de la R.E.U.T. |
|||||||||||||||||||||||||||||
|
Le
contexte institutionnel et réglementaire
le
contexte institutionnel et réglementaire
-le
Ministère de la Santé Publique -Le
Ministère de l’Agriculture -Le
Ministère de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire (MEAT) -L’Office
National de l’Assainissement -L’Agence
Nationale de Protection de l’Environnement(ANPE) -L’Agence
Nationale de Contrôle Sanitaire et Environnemental des Produits(ANCSEP) -Autres
acteurs : * les institutions chargées
de la recherche (INGREF,INRST)
*
l’Agence foncière Touristique(AFT)
*
des entreprises privées des terrains de golfs et les hôteliers
*l’OPAT
- L’article
106 du code de l’eau promulgué par la loi n075-16du
31/5/75 interdit la R.E.U.T. sauf après autorisation du Ministère
de l’Agriculture. - Le décret
85-86 du 2/01/85 réglemente les rejets et ses conditions générales
ainsi que l’octroi de ces rejets. - Le décret de
Décembre 93 fixe les modalités et les conditions de la R.E.U.T. ainsi
que les dispositifs à prendre dans le but de préserver la santé. Il
stipule que l’EUT doit répondre à la norme NT 106.03 de 1989 - L’arrêté
du 21/6/94 du Ministère de l’Agriculture
fixe la liste des cultures qui peuvent être irriguées par les EUT
comme suit :
*les cultures
industrielles dont le coton, le tabac, le lin, le jojoba, le
ricin,
et le carthame ;
*les cultures céréalières
dont le blé, l’orge, le triticale et l’avoine ;
*les cultures
fourragères dont le bersim, le maïs, le sorgho fourrager et la vesce ;
*les arbres
fruitiers dont les dattiers, les agrumes et les vignes
à condition qu’ils ne soient pas irrigués par aspersion ;
*les arbustes
fourragers dont l’acacia et l’atriplex ;
*les arbres
forestiers ; *les plantes florales à sécher ou à usage industriel dont le rosier, l’iris, le jasmin, la marjolaine et le romarin.
En 2000, les STEP ont épuré 155,8 millions de m3 alors
que le volume des eaux traitées réutilisées est de 27,437 millions de
m3 dans le secteur agricole et autres : terrains de
golf, espaces verts et des espaces aménagées à proximité des
stations d’épuration( En 1999, ce volume était de 19.148 millions de
m3 ).
Ce volume d’eau mobilisée à partir des eaux non
conventionnelles représente moins de 1 % des besoins du secteur
agricole
Mais il faut noter que le taux d’utilisation des EUT est proche
de 18 % pour l’an 2000
(ce taux varie d’une région à une autre : il varie de 6.7 à
90%et il est exactement 89.2 % à Drâa Tamar à Kairouan) . Remarque : l’irrigation des terrains de golf est réalisée à 90 % avec les EUT. 1-
La norme NT 106.03 limite, sauf dérogation, la teneur en DBO à 30 mg/l
en moyenne de 24 heures pour un usage agricole. Pour l’année 2000, la
moyenne générale en DBO5 des EUT est égale à 39 mg/l ; mais il
y a 33 stations dont la
moyenne est inférieure à 30mg/l 2-
La même norme sus-indiquée stipule que la DCO ne doit pas dépasser 90
mg/l en moyenne 24 heures. Cette DCO est en moyenne égale à 131 mg/l. 3-
Cette norme tunisienne précise que la teneur limite des matières en
suspension est égale à 30mg%l en moyenne de 24 heures alors que la
moyenne annuelle en MES est de 45 mg/l 4-
Le traitement secondaire réalisé dans les stations d’épuration détruit
jusqu’à 90% de la charge microbienne mais ce reste est suffisamment
élevé pour constituer un risque sanitaire. 5-
Les EUT sont classées selon la salinité des effluents dans le tableau
suivant :
93%
du volume total sont utilisables en agriculture(144 890 103m3)
de point de vue de la salinité des EUT( ceci est valable pour les
terrains peu salés et pour certaines cultures ). La qualité des EUT est un obstacle majeur à la valorisation de la R.E.U.T dans l’irrigation des cultures. La
disponibilité des EUT n’est pas certaine surtout en été où les
besoins sont les plus ressentis et ceci à cause des fortes demandes :
les fournisseurs offrent les EUT à tour de rôle aux cultivateurs. Une
autre cause réside dans l’absence totale des ouvrages de stockage des
quantités non demandées pendant la saison humide. Cette
disponibilité incertaine des EUT s’ajoute à leur qualité médiocre
pour rendre faible la R.E.U.T. L’agriculteur
tunisien n’est pas favorable à la R.E.U.T. dans l’irrigation de ses
cultures surtout lorsqu’il se voit dans l’obligation de les
restreindre à un type de culture peu rentable et avec des risques
multiples (un risque sanitaire et un risque
de la salinité du sol). Le cultivateur choisit les cultures irriguées avec l’eau conventionnelle et dans le échéant il fait des cultures à sec surtout dans le nord où la pluviométrie est grande. |